«Ça fait mal à l'intérieur du corps»
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François Gabart a battu le record du tour du monde en solitaire (B. Le Bars/L'Equipe)
Voile

François Gabart : «Ça fait mal à l'intérieur du corps»

Recordman depuis dimanche du tour du monde en solo en 42 jours, François Gabart revient sur les conditions de vie à bord de « Macif ». Quand tout devient chaotique et dur à encaisser pour l'organisme.

Recordman depuis dimanche du tour du monde en solo en 42 jours, François Gabart revient sur les conditions de vie à bord de « Macif ». Quand tout devient chaotique et dur à encaisser pour l'organisme.

BREST – Depuis son arrivée dans le port brestois, dimanche matin, François Gabart a enchaîné les sollicitations médiatiques. Bien qu'épuisé, le skippeur du trimaran Macif s'est prêté à l'exercice en se livrant avec générosité. Après avoir fait la série des matinales, radios et télés, entre 7 et 9 heures, hier, nous l'avons retrouvé dans une petite pièce de l'hôtel où il avait passé sa première nuit sur la terre ferme. Il est revenu longuement sur l'engagement physique et mental qui a été le sien pendant ces quarante-deux jours à haute vitesse autour du monde.

«Comment vous sentez-vous au lendemain de cette première nuit à terre ?
Mieux, sacrément mieux. Ça fait du bien de dormir six heures d'affilée. C'est mon record depuis quarante-trois jours ! Dans un lit qui ne bouge pas et avec un silence quasiment parfait, c'était limite troublant. Ça régénère, ça remet un peu les idées en place.

À l'arrivée, vous avez déclaré à plusieurs reprises que vous n'en pouviez plus physiquement. Avez-vous puisé plus loin que jamais dans vos ressources sur ce record ?
C'est difficile à dire. Je suis allé très loin, c'est sûr. Mais ces dernières années, je ne me suis pas ménagé. Sur le Vendée Globe, j'étais également allé loin, et c'était plus long (78 j 2 h, en 2013). Là, c'était beaucoup plus intense, mais cela n'a duré que quarante-deux jours ! À chaque fois, tu essaies d'être au maximum de ce que tu es capable de faire sur un temps donné. Ce qui n'est toujours pas facile à évaluer, mais j'ai envie de dire que c'est le même enjeu dans tout sport d'endurance. Un athlète, par exemple, n'aborde pas de la même façon et ne va pas à la même vitesse sur un 10 kilomètres, un marathon ou un ultra trail de 180 bornes. Mais à la fin, sur la ligne d'arrivée, il est complètement mort. Ce qui est sûr, c'est que je n'ai aucun regret, je ne me dis pas que j'aurais peut-être pu pousser un peu plus à tel ou tel moment. Je sais que je n'étais pas très loin de la limite.

L'avez-vous parfois dépassée ?
Le but du jeu est d'essayer de ne pas basculer de l'autre côté de la ligne. Mais ça arrive. Quand tu as dépassé cette ligne, tu essaies de récupérer. D'un autre côté, se mettre dans le rouge, c'est ce que tu recherches. À un moment donné, tu donnes tout ce que tu as. Il faut être généreux dans l'effort, ne pas avoir peur d'avoir mal. Il y a une certaine...

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