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Kevin Peponnet après le Tour Voile : «J'ai fait le plein de confiance»

Après sa victoire sur le Tour avec Quentin Delapierre, Kevin Peponnet enchaîne début août par les Mondiaux de voile olympique en 470 au Danemark.

Pas de répit pour Kevin Peponnet. Dans une semaine, le vainqueur du Tour Voile rejoindra Aarhus (Danemark) où se déroulent, à partir du 2 août, les Championnats du monde de voile olympique. Engagé dans une préparation olympique en 470 avec Jérémie Mion, le neveu de Thierry Peponnet, double médaillé en 470 (bronze en 1984, or en 1988 avec Luc Pillot), voudrait bien naviguer dans le sillage de son oncle.

«Enchaîner par un Championnat du monde après quinze jours de régates, ça ne vous fait pas peur ?
Avec cette victoire sur le Tour, j'ai fait le plein de confiance. J'ai l'habitude de passer d'un projet à l'autre. Je fais environ deux cents jours de navigation en 470 dans l'année contre quatre-vingt jours en Diam 24 (trimaran de 7,25 m du Tour). Le 6 juillet dernier, j'ai débarqué à Dunkerque depuis Aarhus où j'étais en stage en vue des Mondiaux justement. Ça représente beaucoup de logistique. Ça fait un moment que je n'ai pas posé ma valise !

Avez-vous hésité à mener ces deux projets de front ?
Je me suis pas mal questionné mais j'ai la chance d'avoir Philippe Mourniac comme entraîneur de 470, quelqu'un qui privilégie la multidiscipline. Les deux sont complémentaires. Les parcours en stade nautique, c'est un peu le même format que la medal race en voile olympique. L'an prochain, en revanche, je me focaliserai uniquement sur ma préparation olympique.

Participer aux JO, c'est la priorité absolue ?
J'avais déjà fait une préparation olympique de 2009 à 2013 avec Julien Lebrun, mais on s'est séparé pour terminer nos études (école d'ingénieur). J'avais envie de reprendre en vue de Tokyo et de son côté, Jérémie Mion (7e à Rio avec Sofian Bouvet) cherchait un barreur. On a lancé ce projet en septembre 2017. J'ai toujours cette petite flamme en moi pour décrocher une médaille olympique. Elle est alimentée par les histoires de mon oncle, Thierry, double médaillé en 470. Remporter une médaille, c'est un rêve.

Votre oncle vous donne-t-il des conseils ?
Pas sur la technique car le bateau a changé, mais sur l'approche, la préparation, la gestion de la pression oui. Il me fait bénéficier de son expérience.

Comment voyez-vous la suite de votre carrière à plus long terme ?
Le 470 est un support qui me comble, avec beaucoup de réglages, de technique et d'engagement physique. C'est un support super complet qui te permet ensuite de monter sur n'importe quel bateau. Un jour, j'aimerais participer à l'America.»

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