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Les freins à disques sont-ils réellement utiles pour tous les cyclistes ?

Parmi les innovations sur les cycles de tout type, les freins à disque sont devenus un standard pour certains. Mais quelle est leur réelle utilité selon la pratique ?

Cyclisme sur route - Tutos - Les freins à disque sont devenus monnaie courante  ©  Shutterstock

Les freins à disque sont devenus monnaie courante  ©  Shutterstock

Quand on parle de VTT, sa précellence est indiscutable depuis belle lurette. Le frein à disque est incroyablement plus efficace que les systèmes traditionnels à patins. Sur la route, où les besoins sont différents, la question mérite d'être examinée à l'aune des circonstances possibles.

Car après tout, on fait aujourd'hui des freins « classiques » haut de gamme diablement efficaces : les étriers très rigides et des patins variés, dont les compositions spécifiques sont fonction, non seulement du matériau de la jante (très souvent de carbone pour ce qui concerne les pros) mais aussi du compromis désiré entre "mordant" et durabilité. On sait faire. La preuve : les coureurs du Tour de France les préfèrent encore aux disques dans 90% des cas.

Néanmoins, les disques sont de plus en plus fréquents sur les vélos de route. Mis à part la pression exercée par les fabricants désireux de renouveler le marché, pourquoi ?

D'abord, le freinage à disque évite toute surchauffe dangereuse de la jante. En effet, dans certains cas, notamment lors des longues descentes, le frottement des patins sur une jante carbone (qui contrairement à l'aluminium, disperse très mal la chaleur) peut élever la température de la jante jusqu'à faire exploser le pneu... ou compromettre l'intégrité de la jante elle-même, ça s'est déjà vu.

Il faut savoir qu'en matière de freinage, nous sommes tous différents : et si les pros ou les bons descendeurs sollicitent assez peu leurs freins, d'autres les portent à ébullition en trois virages. Ceci n'est pas seulement affaire de gabarit (le ralentissement d'un sujet plus lourd sollicitant bien sûr une plus grande quantité d'énergie, et donc de frottement) mais bel et bien de "style" : il vaut mieux freiner fort sur vingt mètres que de garder en permanence un doigt sur le frein.

Son efficacité est insensible à la pluie : un disque de 140 ou 160mm sèche instantanément, sitôt que les plaquettes le touchent, ce qui n'est pas le cas d'une jante de circonférence (environ 2 mètres) importante. Le freinage à disque reste réactif sous la pluie, ce qui peut être précieux. De plus, pourvu qu'il s'agisse d'un modèle à transmission hydraulique (et non pas par câble), le coup de frein le plus puissant n'exige aucun effort de la main. Sur l'instant cette différence peut sembler négligeable, mais sur une longue descente la main s'en ressentira et, surtout, le dosage précis de la puissance de freinage.

Du côté des inconvénients du freinage à disques, signalons qu'évidemment, la chauffe épargnée à la jante est supportée par le disque, que celui-ci peut-être brûlant en fin de descente. On reproche aussi à ces galettes métalliques d'être potentiellement coupantes, ce dont aucun vététiste ne se plaint.

Pour conclure simplement, on peut avancer que le disque est un réel avantage à celui qui pratique beaucoup en montagne, et/ou par tous les temps. En ville également où, par temps humide, la réactivité en est appréciable. Mais qu'en Touraine sous le soleil, les étriers font parfaitement l'affaire, même en compétition.

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