Estanguet : «On n'est pas en retard»
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Tony Estanguet prend la pause dans les locaux du siège de Paris 2024, dans le VIIIe arrondissement parisien. (R. Martin/L'Équipe)
JO 2024

Tony Estanguet : «On n'est pas en retard»

Malgré les polémiques récentes, le patron de Paris 2024, veut prendre le temps de poser les bases d'un projet olympique qui concerne toute la société française.

Malgré les polémiques récentes, le patron de Paris 2024, veut prendre le temps de poser les bases d'un projet olympique qui concerne toute la société française.

Les locaux sonnent creux. Les derniers résistants du comité de candidature occupent encore leurs bureaux, boulevard Haussmann à Paris, mais lui seul est sûr de ne pas quitter le lieu dans les mois qui viennent, à la tête d'une équipe qu'il veut resserrée « à quelques dizaines » dans les premiers temps du comité d'organisation de Paris 2024. Tony Estanguet sourit, teint hâlé, après avoir soufflé (un peu) et consulté (beaucoup). Entre deux déplacements à Lausanne, siège du Comité international olympique (CIO), il s'est posé une heure hier matin pour réaffirmer qu'il tenait fermement son agenda, son cap et les rênes d'un projet olympique qu'il veut le plus collectif possible.

« Que s'est-il passé depuis le 13 septembre et la désignation à Lima de Paris comme ville hôte des JO 2024 ?

On a beaucoup travaillé, beaucoup consulté pour créer des fondations solides. Ça me rappelle un peu ce qu'on a vécu au début de la candidature. Il y avait des hésitations, des questions, des gens qui disaient qu'on n'avait aucune chance face aux États-Unis... On a la mémoire courte mais il y avait beaucoup de sceptiques. On a pris le temps de se mettre d'accord et de poser les fondations. Quand on voit le résultat, ça a plutôt bien fonctionné. Donc

appuyons-nous sur ce qui a marché. Dans les statuts, on a cinq mois pour créer un comité d'organisation, c'est-à-dire jusqu'en février. C'est vrai qu'il y a une envie collective d'avancer vite, mais ce n'était pas du tout mon objectif. Mon objectif, c'était que l'on prenne les bonnes décisions. Et donc on a forcément des priorités : les statuts du COJO (comité d'organisation), de la Solideo (chargée de livrer les équipements, dont le village olympique), les deux entités dont on a besoin rapidement.

On vous reproche un certain retard...

Je me sens très serein. On a réussi à la fois à gérer la fin d'une aventure et ce n'est pas simple de dissoudre un GIP (groupement d'intérêt public). On rend les clés avec un solde de plus de 4 M€. Il y a eu une gestion responsable, très saine du GIP. Malgré tout, il faut licencier, dissoudre et, en parallèle, être dans la continuité. Peut-être les gens pensent-ils que silence égale retard, mais je souhaitais qu'on se calme sur les prises de parole. J'ai rencontré un certain nombre de ministres, de patrons, les partenaires majeurs. On a beaucoup travaillé pour débriefer, imaginer la phase d'après. On n'est pas en retard. On n'a pas non plus trop de marge. Mais cette période-là va nous faire gagner beaucoup de temps derrière. Il

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