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La Corée du Nord est prête à aller aux Jeux Olympiques en Corée du Sud

Après deux ans de silence, la Corée du Sud et son voisin du Nord se sont rencontrés mardi dans le village frontalier de Panmunjom, en zone démilitarisée.

Tous sports - JO 2018 - Pyeongchang - La poignée de mains entre les chefs de file des deux délégations. (Reuters)

La poignée de mains entre les chefs de file des deux délégations. (Reuters)

La Corée du Nord s'est déclarée prête à envoyer des athlètes et une délégation de haut rang aux prochains Jeux Olympiques en Corée du Sud, le mois prochain (9-25 février), lors d'un exceptionnel face-à-face dans le village frontalier de Panmunjom, dans la zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

Les pourparlers entre le ministre sud-coréen de l'Unification, Cho Myoung-gyon, et le responsable de la délégation nord-coréenne Ri Son-gwon, le président de la commission pour la réunification pacifique du pays, font suite à la main tendue par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un le jour du nouvel an. Le dialogue était rompu depuis deux ans entre les deux voisins. «On dit qu'un voyage entrepris à deux dure plus longtemps qu'un voyage solitaire», a lancé le Nord-Coréen dans une atmosphère a priori plus détendue qu'à l'ordinaire. «Le peuple souhaite ardemment voir le Nord et le Sud aller vers la paix et la réconciliation», a répondu le Sud-Coréen.

Les Jeux «de la paix» ?

En plus de ses sportifs, qui ne sont que deux à s'être qualifiés, le Nord «a proposé» d'envoyer à Pyeongchang une délégation de haut niveau, des artistes et une équipe de démonstration de taekwondo, a expliqué à la presse le ministre adjoint sud-coréen à l'Unification, Chun Hae-Sung. Séoul a de son côté profité de cette rare rencontre pour demander que soit organisée en parallèle des JO une réunion des familles séparées pendant la guerre (1950-1953), l'un des héritages les plus douloureux du conflit.

Depuis deux ans, la situation sur la péninsule s'est dégradée, le Nord menant trois nouveaux essais nucléaires et multipliant les tirs de missiles. Séoul s'efforce de présenter les JO - qui auront lieu à tout juste 80km de la DMZ - comme ceux «de la paix», mais la participation du Nord est essentielle pour que l'expression ne prenne son sens. La taille de la délégation nord-coréenne, de même que son hébergement, qui devrait être financé par Séoul, doivent encore être fixés. On ne sait pas si les deux pays feront une entrée commune lors des cérémonies d'ouverture et de clôture, comme à Sydney (2000), Athènes (2004) et Turin (2006).

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