Federer et l'avenir du tennis
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Roger Federer à l'entraînement à Melbourne. (N. Luttiau/L'Equipe)
Open d'Australie

Roger Federer : «De nouvelles stars vont émerger»

Avant de défendre son titre à Melbourne, le Suisse (36 ans) pose un regard pointu sur le présent et l'avenir de son sport et sur la suite de sa carrière.

Avant de défendre son titre à Melbourne, le Suisse (36 ans) pose un regard pointu sur le présent et l'avenir de son sport et sur la suite de sa carrière.

Courant décembre, à l'occasion de la remise de son trophée de Champion des champions 2017, qu'il partage avec Rafael Nadal, Roger Federer ne s'était pas seulement retourné sur son incroyable saison passée. En grand passionné de tennis, de son histoire et de son évolution, il s'était également projeté vers l'avenir. Le sien, mais aussi celui d'un sport appelé à souffrir, un jour ou l'autre, du départ de ses icônes. Avec sincérité et fermeté, le tenant du titre de l'Open d'Australie, reste convaincu que le tennis a encore de belles heures devant lui. Des heures qui peuvent encore compter sur son génie, tant il semble loin d'envisager sa fin de carrière.

«Connaissez-vous cette phrase prononcée l'an dernier par Marat Safin...
(Il coupe.) Qu'est-ce qu'il a dit encore, ce bon vieux Marat ? Moi, je l'aime bien Marat !

Il a dit : “Si Federer et Nadal sont toujours au sommet du tennis mondial, c'est que quelque chose ne tourne pas rond dans ce sport.”
J'ai lu ça, oui. Il a raison. Jusqu'à un certain degré. C'est d'abord la conséquence d'une situation. Quand Novak (Djokovic), Andy (Murray) et Stan (Wawrinka) se blessent presque simultanément comme l'an dernier, c'est à l'époque le vainqueur de Roland-Garros l'année d'avant, celui de l'US Open, et celui des JO, qui jouent tous pour la place de numéro 1, qui s'absentent. Tu peux le voir comme tu veux, mais ça nous a forcément ouvert la porte, comme nous leur avions ouvert les portes en 2016 en étant blessés nous aussi. Après, je pense que la génération des Raonic, Nishikori ou Dimitrov n'est pas une génération en or comme on en a vues dans le passé avec les Hewitt, Roddick, Safin, Ferrero. Pas comme la nôtre non plus. On parle de mecs qui gagnaient des tournois du Grand Chelem à vingt, vingt et un ans. Et c'était normal. Alors qu'aujourd'hui, tu dirais : mais c'est incroyable que quelqu'un gagne un Grand Chelem à cet âge-là ! Maintenant, il faut voir ce que va donner la prochaine génération, celle des Shapovalov, Kyrgios, Zverev... En attendant, il y a un trou. Et, forcément, nous, on en profite. Marat a complètement raison.

On a parlé d'une génération sacrifiée...
Il n'y a rien contre les Raonic, Nishikori et Dimitrov, c'est juste le fait que, s'ils n'ont pas gagné des tournois du Grand Chelem entre vingt et vingt-trois, vingt-quatre ans, c'est parce qu'on était tellement forts, Rafa, Novak ou moi, que quand ils battaient l'un d'entre nous, il fallait en battre un autre, et un troisième et un quatrième. J'ai vu ce que ça représentait quand j'étais 17e mondial en début d'année dernière, et le chemin que j'ai dû parcourir pour gagner l'Australie...

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