Bartoli : «Je me suis laissé détruire»
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Marion Bartoli face à Jelena Ostapenko lors du dernier Roland-Garros. (P. Lahalle/L'Equipe)
Tennis WTA

Marion Bartoli : «Je me suis laissé détruire»

De sa maladie à une ancienne relation amoureuse nocive, Marion Bartoli raconte avec beaucoup de sincérité les raisons profondes de son retour. «J'ai besoin de me prouver que je suis en vie.»

De sa maladie à une ancienne relation amoureuse nocive, Marion Bartoli raconte avec beaucoup de sincérité les raisons profondes de son retour. «J'ai besoin de me prouver que je suis en vie.»

Après avoir passé Noël et le jour de l'an en famille, Marion Bartoli est revenue au centre national d'entraînement pour poursuivre sa préparation en vue de son retour, prévu d'abord au Madison Square Garden de New York le 7 mars pour une exhibition avec les sœurs Williams, puis officiellement à Miami, le 21 mars. Fatiguée par une séance de physique et préoccupée par sa réunion avec les instances fédérales, elle a accepté de revenir en fin de semaine dernière sur ce qui motive son retour.

«Il y a trois semaines, vous avez annoncé votre retour. Avez-vous reçu beaucoup de messages ?
J'ai eu des messages de Serena et de Monica Seles. C'était des messages très positifs. Quand Serena me dit que je suis vraiment une preuve de courage, ça me fait extrêmement plaisir. Pareil pour Monica Seles, qui était mon idole absolue quand j'étais petite. Quand elle me dit : "Tu es une championne de Wimbledon, ce que je ne suis jamais arrivée à faire." Ce sont des trucs exceptionnels. Monica me conseille de vraiment prendre mon temps, elle a estimé être revenue trop tôt avec un peu de surpoids et du coup elle l'a payé avec pas mal de petites blessures. Elle m'a dit de faire très attention et de revenir à mon poids de forme. Conseils que je vais suivre.

Des messages de joueuses françaises ?
Non, aucun (sourire), mais je m'y attendais.

Et Yannick Noah ?
Oui, il m'a envoyé un message très gentil. Il m'a dit qu'il suivait mon retour et qu'il avait entendu que je m'entraînais très dur et qu'il était un capitaine qui me donnerait ma chance si je la méritais. Je pense qu'il va attendre mes résultats, ce qui est parfaitement logique.

Aujourdhui, quel est votre quotidien ?
Quand je suis au CNE, j'arrive à 9 heures et je repars à 21 heures. Je fais entre 3 h 30 et 4 heures de tennis par jour, deux heures, deux heures et demie de physique plus la récup, les kinés. Entre les séances, je fais une petite sieste juste derrière (elle montre le canapé du club France au CNE).

«Aujourd'hui, je n'ai vraiment pas l'impression de me mettre en danger. Au contraire, je revis chaque jour. Si j'avais l'impression de me mettre en danger, j'arrêterais»

Cette vie un peu monacale vous plaît ?
J'adore ça. Je pense que tous les sportifs de très haut niveau adorent ça. Pour arriver à atteindre les plus grands résultats, il faut vivre comme ça, ce n'est pas possible autrement.

Avez-vous encore besoin de prouver des choses ?
J'ai besoin de me prouver que je suis en vie.

Mais votre organisme a quand même...

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