Tennis ATP Monte-Carlo

Rafael Nadal : «Je me sens prêt à bien jouer»

L'Espagnol, numéro un mondial et décuple vainqueur du tournoi monégasque, débarque à Monte-Carlo en grand favori et avec des sensations positives, après un début de saison 2018 hachuré par les blessures.

Tennis - Monte Carlo - Rafael Nadal aborde son retour à la compétition avec le sourire. (R.Martin/L'Equipe)

Rafael Nadal aborde son retour à la compétition avec le sourire. (R.Martin/L'Equipe)

«Combien de jours d'entraînement avez-vous sur la terre battue avant d'entamer ce tournoi ?
Je ne sais pas exactement. Je me suis entraîné la semaine avant la Coupe Davis, environ 1h30 par jour. Puis j'ai coupé lundi, mardi et j'ai repris mercredi, 1h30 d'abord, puis 2h00, 2h30, les jours suivants.
 
Qu'avez-vous retiré de votre retour à la compétition en Coupe Davis le week-end dernier face à l'Allemagne ?
C'est sûr que ç'a été un week-end très positif pour moi. Après ce qui s'est passé sur ce début de saison, ce n'est jamais simple de revenir et de jouer deux matches sous pression comme ça. Je crois que j'ai plutôt joué un bon tennis sur ces deux matches.
 
Ç'a même semblé plus dur pour vous de vivre les matches de vos coéquipiers !
C'était dur oui. J'ai souffert un peu. Bien sûr pour l'équipe, mais aussi pour David (Ferrer, qui a gagné le match 5 décisif). C'est un ami et s'il avait perdu ses deux matches, chez lui, à Valence, cela aurait été un moment difficile pour lui.
 
Êtes-vous prêt pour aller chercher un onzième titre à Monte-Carlo ?
Je ne sais pas. J'ai le sentiment d'avoir fait de bons entraînements dernièrement, j'ai joué de bons sets. On verra. J'adore cet évènement. Je me sens bien ici. Le temps est bon, il n'y a pas de vent, ce sont de bonnes conditions pour jouer au tennis. Je vais déjà profiter d'être ici. J'ai toujours eu un bon feeling  à Monte-Carlo et j'y ai de bons souvenirs. Je vais essayer de donner le meilleur, en espérant que ce soit enfin le premier tournoi de l'année 2018 que je pourrai finir !

«C'est dur de ne pas avoir la chance de jouer au tennis»

Physiquement, vous sentez-vous à 100% aujourd'hui ?
J'ai toujours dit que je n'étais pas très bon avec ces chiffres-là (sourire) ! Je me sens bien, je m'entraîne bien, je joue avec la bonne intensité je pense. Il me reste quelques jours d'entraînement pour parfaire tout ça. Je me sens prêt à bien jouer. Après, je ne sais pas ce qu'il se passera. Sûrement que je manque de compétition pour savoir vraiment précisément où j'en suis, mais les sensations sont bonnes.

Comment avez-vous vécu ce début de saison et notamment, ce retour avorté à Acapulco fin février. Cela a-t-il été frustrant pour vous ?
L'Australie a été un moment difficile bien sûr (abandon en quart de finale face à Marin Cilic). Mais j'ai pris le temps, le repos nécessaire, j'ai fait ce qu'il fallait. Je m'entraînais bien à Acapulco et le jour d'avant le début du tournoi, à l'entraînement avec Adrian (Mannarino), j'ai ressenti une nouvelle douleur. Pour moi, mentalement, la rechute a été plus difficile à vivre que l'abandon en Australie, même si Melbourne est un tournoi du Grand Chelem. La deuxième blessure a été frustrante car j'ai le sentiment d'avoir tout bien fait pour revenir et je jouais vraiment bien à l'entraînement. Ç'a été difficile d'accepter de s'arrêter encore, de rentrer à Majorque. C'est dur de ne pas avoir la chance de jouer au tennis.

Aujourd'hui, avez-vous des encore des petites craintes avec ce nouveau come-back ?
Quand la blessure arrive deux fois comme ça, vous ne savez jamais. Mais je ne me suis pas entraîné en pensant à cela. J'ai déjà eu pas mal de blessures dans ma carrière, plus que je ne l'aurais voulu. Mais à chaque fois que je suis revenu, je n'ai jamais eu peur de ce qui pouvait se passer.
 
Avec l'expérience, est-ce plus simple désormais pour vous d'aborder la saison sur terre, ses particularités en termes de jeu, la façon de bouger, etc... ?
Non. C'était plus simple quand j'étais plus jeune parce que jouais plus sur cette surface ! Sur les dernières années, j'ai seulement joué Monte-Carlo, Barcelone, Madrid, Rome et Roland-Garros, cinq tournois par an sur terre battue. Ce n'est pas beaucoup pour être prêt à bien jouer tout de suite sur terre et se rappeler toutes les choses qu'il faut faire pour bien construire le point. Maintenant, c'est sûr que la semaine en Coupe Davis va m'aider un peu.»

tous les commentaires
commenter cet article
Commenter cet article  (Pour commenter, vous devez vous inscrire)

 

Votre commentaire - 500 caractères restants

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais après modération
En poursuivant votre navigation sur www.lequipe.fr, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation de cookies et de technologies similaires, y compris celle de partenaires tiers, pour vous proposer des contenus pertinents et des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêts.
En savoir plus sur les cookies.   Afficher les CGUs.