Coupe Davis

Bernard Giudicelli, président de la FFT : «Il ne faut pas que ce soit l'été indien de la Coupe Davis»

Le président de la FFT est aussi chairman de la Coupe Davis. Il aime cette épreuve, mais défend une réforme contestée par Yannick Noah et les joueurs français. Une posture difficile...

Tennis - Coupe Davis - Bernard Giudicelli (à droite), ici aux côtés de David Haggerty, le président de l'ITF. (P.Lahalle/L'Equipe)

Bernard Giudicelli (à droite), ici aux côtés de David Haggerty, le président de l'ITF. (P.Lahalle/L'Equipe)

«La Coupe Davis est une belle épreuve...
Elle est magnifique...quand les meilleurs la jouent. Si les meilleurs voulaient se donner la main, on n'aurait pas eu les problèmes qu'on a eus. On me prête des pouvoirs surnaturels. Je n'ai pas celui de faire joueur les meilleurs. C'est le conseil des joueurs qui, en septembre dernier, a clairement dit qu'ils ne voulaient pas jouer quatre semaines de Coupe Davis dans l'année. Le système s'est fragilisé là-dessus. On a besoin d'assurance pour financer cette épreuve.

Mais quand Lucas Pouille vous dit que rien ne doit changer, ça vous fait quoi ?
Ça me touche. Qui peut être plus fan de la Coupe Davis que moi ? Je l'entends, je l'écoute, mais la France ne pèse que douze voix et beaucoup de nations s'interrogent sur l'avenir d'une épreuve que les meilleurs ne jouent pas. J'aimerais bien qu'il le dise aux autres joueurs, et qu'il fasse pencher cette balance. Que les joueurs disent : "On se met sur la Coupe Davis, on se met autour de la table avec l'ITF et on l'aime tellement, cette épreuve, qu'on lui donne des points ATP pour le classement." C'est ça la clef. Que l'ATP reconnaisse que la Coupe du Davis est la véritable Coupe du monde du tennis, et vous verrez que derrière, tout va s'arranger.

Une réforme oui, mais pas ce projet-là...
Aujourd'hui, il y a un projet de réforme qui est en train d'être travaillé. Il y a des choses qui peuvent évoluer encore. Ne prenez pas encore comme argent comptant le projet. Les choses évoluent. On verra ce qui peut sortir lors de l'assemblée générale en août.

«On va dire encore que les Français sont arrogants et égoïstes»

Un week-end pareil peut faire changer les choses ?
Un week-end pareil fait remonter un indicateur, le nombre de Top 10 qui ont participé. Mais il faut que ce soit durable. Il ne faut pas que ce soit un été indien de la Coupe Davis.

Voterez-vous cette réforme ?
Je ne peux pas voter une réforme que je ne connais pas. Le board a décidé de mettre en chantier un processus pour sauver l'épreuve, qui est en danger.

Votre rôle n'est-il pas de porter la parole du capitaine et des joueurs français ?
Je la porterai à l'assemblée générale (le 8 août). Aujourd'hui, je suis membre du board. Je ne peux pas influencer un board au simple fait de ma nation. Sinon, on va dire encore une fois que les Français sont arrogants et égoïstes. Ne vous inquiétez pas, la décision se fera au mois d'août.

N'avez-vous pas l'impression d'avoir le cul entre deux chaises ?
Je me dis qu'on est à un tournant. Qu'auriez-vous dit si on avait affronté la Belgique dans l'état où elle est aujourd'hui ? Qu'aurions nous dit de la valeur d'une épreuve avec une équipe avec deux joueurs non classés ?»

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