Roland-Garros (DH)

Après leur victoire à Roland-Garros, Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert ont vécu «le bonheur à l'état pur»

A peine remis de leurs émotions, Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert ont tenté de mettre des mots sur leur victoire en finale du double, samedi à Roland-Garros, soulignant le plaisir qu'ils continuaient à prendre en jouant ensemble.

Sur les émotions ressenties après la finale :

Nicolas Mahut : «C'est difficilement racontable. La balle de match et les moments qui suivent, quand on essaye de l'expliquer, c'est presque déjà trop tard. C'est indescriptible. Du bonheur à l'état pur. En 2013 (il avait perdu la finale avec Michaël Llodra), ça avait été vraiment douloureux, je pensais que ça allait être ma seule chance de gagner Roland-Garros. Et nous voilà, cinq ans après, avec le sourire.»

Pierre-Hugues Herbert : «Quand on est petit, Roland-Garros, c'est forcément le tournoi qu'on veut gagner quand on est français. On voit plutôt le simple, mais le double, c'est tout aussi fort. Il n'y a pas mieux comme sensations. J'avais un peu la boule au ventre, au début du match. Je n'avais vraiment pas envie de passer à côté de cette occasion. On est hyper fiers d'avoir offert ce trophée au public, qui est resté en nombre (sur le court central, après la finale dames)

Sur le public et le court central quasi-plein:

Nicolas Mahut : «On a reçu 110 invitations pour nos proches, il faut remercier Guy Forget, l'organisation a fait une exception parce que c'était une finale française à Roland. Et encore, on a dû dire non à certaines personnes... ça nous a donné beaucoup d'énergie. Ça rajoute du plaisir. Voir le central quasi-plein, c'était une super bonne surprise. En 2013, il n'y avait pas autant de monde. Là, quand on a vu que la finale dames partait au troisième set, on s'est dit que les gens allaient partir. C'était un moment incroyable, on avait le sentiment qu'il répondait présent. On a eu la Marseillaise à la fin. Toutes ces choses, je ne les oublierai jamais.»

Sur leur duo, et la Coupe Davis :

Pierre-Hugues Herbert : «Entre nous, ça s'est toujours bien passé. Ce qui s'est passé (Mahut avait été écarté du double avant le début de la finale à Lille), pour moi, perso, ça n'a rien changé. En Coupe Davis, on est là pour l'équipe. On joue pour un pays, pour un capitaine. Si j'avais été sur le banc et que Nico avait joué, je n'aurais pas été jaloux. Le plus dur à gérer, c'était les journalistes. Nico a morflé mais nous, on a réussi à sortir grandis de cette expérience.»

Nicolas Mahut : «Vous connaissez l'histoire, ça a été compliqué. Mais parce qu'on s'entend suffisamment bien et qu'on s'aime, on s'est parlé, on a échangé. La première rencontre de Coupe Davis, derrière, n'avait pas été évidente. Il a fallu repasser du temps ensemble, sur le terrain. Ne pas continuer ensemble ? Cela ne nous a jamais traversé l'esprit.»

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