Ski alpin Disparition

La sécurité en question après le décès accidentel de David Poisson

David Poisson, le descendeur français, s'est tué lundi au Canada lors d'un entraînement de l'équipe de France. Son décès remet en question la sécurité des skieurs lors d'une séance d'entraînement.

Ski - Ski - David Poisson était âgé de 35 ans. Il était membre de l'équipe de France depuis 2004. (S.Boué/L'Equipe)

David Poisson était âgé de 35 ans. Il était membre de l'équipe de France depuis 2004. (S.Boué/L'Equipe)

La mort de David Poisson, lors d'un entraînement à Nakiska, au Canada, pose le problème de la sécurité sur les pistes privées, alors que les mesures sont draconiennes sur les étapes de la Coupe du monde. Le skieur français «aurait chuté lourdement, après avoir perdu un ski (...) Il aurait percuté un arbre, après avoir traversé les filets de sécurité», a indiqué Michel Vion, le président de la Fédération française (FFS).

Les filets, disposés le long de la piste, sont censés ralentir les skieurs en cas de chute. Selon un entraîneur italien, la vitesse des skieurs dépassait les 100 km/h lundi à l'endroit où l'accident a eu lieu. «Il y avait au moins deux filets de type B», a précisé Michel Vion. Ces filets mesurent 2,5m de haut, alors que les filets A, fixés à une potence, s'élèvent jusqu'à quatre mètres. «Chaque équipe paye une prestation et c'est bien la station qui est en charge de la sécurité», a poursuivi le président de la FFS.

Les pisteurs des stations mettent en place les filets de protection

La station de Nakiska, avec des pistes homologuées qui avaient accueilli les épreuves de ski alpin et de freestyle lors des Jeux Olympiques de Calgary en 1988, est réservée en cette période de l'année aux équipes nationales. Ces groupes préparent les premières épreuves de vitesse de la Coupe du monde programmées dans moins de deux semaines dans la localité voisine de Lake Louise. «Les équipes gèrent leurs propres entraînements, tracent les parcours, elles font tout par elles-mêmes», a déclaré Matt Mosteller, un représentant officiel des stations des Rocheuses canadiennes, qui travaille à Nakiska.

 

Mais ce sont bien les pisteurs de ces stations qui mettent en place les filets de protection. «Quand on arrivait, tout était en place», se souvient Laurent Chrétien, qui a fréquenté les lieux, alors qu'il était responsable de l'équipe de France féminine de vitesse. Et il rappelle que, «au Canada, toutes les pistes sont tracées dans la forêt». Existe-t-il alors un protocole de la Fédération internationale (FIS) pour imposer des règles minimales de sécurité aux stations qui louent leurs espaces ? La FIS n'a pas souhaité répondre, arguant de circonstances de l'accident encore imprécises, renvoyant à la station de Nakiska et à la fédération canadienne.

 

Et puis, comme lors des épreuves de Coupe du monde, «un médecin fédéral accompagne les skieurs, lors des entraînements privés ou officiels de descente», souligne la FFS. La présence de ce médecin, intervenu très rapidement avec son collègue suisse, après l'accident de David Poisson, a été vaine. Le skieur français a été tué sur le coup.

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