Les îliens d'Ovalie
issu du magazine
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Henry Tuilagi, ancien troisième-ligne de Perpignan, Mikaele Tuugahala, ancien pilier du Racing, et Sakaria Taulafo, pilier du Stade Français, préparent un repas traditionnel des îles pour les membres de leur association. Photo Julie Glassberg
Rugby

Pour les îliens d'Ovalie, le choc est rude

Ils sont près de 700 joueurs de rugby à avoir quitté leurs îles du Pacifique pour tenter de gagner leur vie en France. Le choc est si rude que bien des gaillards s'y perdent. L'association Pacific Rugby Players Welfare est là pour les aider.

Ils sont près de 700 joueurs de rugby à avoir quitté leurs îles du Pacifique pour tenter de gagner leur vie en France. Le choc est si rude que bien des gaillards s'y perdent. L'association Pacific Rugby Players Welfare est là pour les aider.

En ce dimanche 17 décembre, il fait encore nuit quand l'immense silhouette d'Henry Tuilagi surgit sur le parking du centre d'entraînement du Racing 92, au Plessis-Robinson. Le club des Hauts-de-Seine a prêté ses installations pour la journée à l'association Pacific Rugby Players Welfare (PRPW), dont l'ancien troisième-ligne des Samoa et de Perpignan est le référent en France. Traiteur à Villelongue-de-la-Salanque, en pays catalan, il doit préparer le repas pour les joueurs des îles de la région parisienne, Samoans, Fidjiens, Tongiens, Wallisiens, qui arriveront en fin de matinée, avec leurs familles.

Census Johnston, pilier du Racing, est là aussi et sort du coffre de sa voiture trois cochons de lait et cinquante bananes ; puis c'est au tour du Wallisien Mika Tuugahala, ex-première-ligne des Ciel et Blanc, de débarquer avec des feuilles de bananier, cueillies dans le jardin de son voisin, au Plessis («oui, oui, il a des bananiers chez lui, et des grands en plus !»), et des sacs en toile de jute pour recouvrir les porcelets. En préparant les braises, à même le sol, Tuilagi détaille la recette : «Avant de les mettre à cuire, on emplit le ventre des cochons avec des pierres chaudes et des épinards. Une fois sur le feu, on les recouvre avec les feuilles de bananier et les sacs humides, pour que la cuisson soit douce.»

Peu à peu, le parking se remplit, il y a des rires, des accolades, des enfants qui jouent. La plupart, nés en Europe, assistent pour la première fois à la traditionnelle préparation des cochons. «Sur nos îles, tous les dimanches se passent comme ça, explique le trois-quarts centre du Racing, Casey Laulala, ancien All Black élevé aux Samoa jusqu'à 16 ans. La famille...

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