L'étau se resserre
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Bernard Laporte, le président de la FFR, voit sa position se fragiliser jour après jour. (F. Mons/L'Equipe)
Rugby Affaire Laporte

L'étau se resserre autour de Bernard Laporte

Après trois mois d'investigation, Laura Flessel, ministre des Sports, a transmis le dossier de Bernard Laporte au procureur de la République compétent. Le ministère n'a pas été convaincu par la défense du président de la Fédération française de rugby, soupçonné de favoritisme à l'endroit du club de Montpellier et de son président Mohed Altrad.

Après trois mois d'investigation, Laura Flessel, ministre des Sports, a transmis le dossier de Bernard Laporte au procureur de la République compétent. Le ministère n'a pas été convaincu par la défense du président de la Fédération française de rugby, soupçonné de favoritisme à l'endroit du club de Montpellier et de son président Mohed Altrad.

Le 17 novembre, Bernard Laporte s'est levé de bonne heure. Regonflé à bloc par le vote de Londres - deux jours plus tôt la France a obtenu l'organisation de la Coupe du monde 2023 -, le président de la FFR est venu parler dans le poste. Interrogé par Patrick Cohen sur Europe 1, il a joué l'indifférence quand le sujet de l'enquête administrative arriva dans la conversation. «Aucune appréhension. Quand vous avez fait une erreur, vous tremblez comme on dit. Je n'ai fait aucune erreur, donc j'attends ça avec beaucoup de sérénité [...]. Chacun fait son métier, les inspecteurs font le leur. Je sais ce que c'est, j'ai été secrétaire d'État aux Sports, donc je sais ce que c'est que l'Inspection générale (de la Jeunesse et des sports, IGJS). Il n'y a aucune affaire.»

Laporte avait donc doublement tort. Tort d'attendre avec tant de sérénité le résultat de l'enquête de l'IGJS et tort d'asséner qu'il n'y avait aucune affaire. Lundi, Laura Flessel, la ministre des Sports, a décidé de saisir le Parquet pour faire la lumière sur les faits.

Le doute n'a donc pas été levé à la lecture du rapport rendu par Martine Gustin-Fall et Patrick Lavaure après trois mois d'une enquête commanditée le 30 août par Laura Flessel. Fin août justement, Bernard Laporte était déjà très serein. Les faits venaient d'être révélés et il était persuadé qu'il allait régler ça en vitesse. Il annonça pompeusement à la ministre qu'il avait confié à l'avocat Francis Szpiner le soin de créer la Haute Autorité de la transparence et de l'éthique dans le rugby. Il existait pourtant déjà le Comité d'éthique, mais il fallait sans doute s'agiter. Et parler. Laporte expliqua donc, le 28 août, que «la FFR s'exprimera dans les prochains jours par la voix de son...

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