Michalak : «J'ai reçu beaucoup d'amour»
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(A. Martin/L'Equipe)
Rugby

Frédéric Michalak : «J'ai reçu beaucoup d'amour»

Tout juste retraité au terme de dix-huit saisons de rugby, Frédéric Michalak (35 ans) revient sur sa dernière année à Lyon, sa carrière en bleu et l'évolution de son sport.

Tout juste retraité au terme de dix-huit saisons de rugby, Frédéric Michalak (35 ans) revient sur sa dernière année à Lyon, sa carrière en bleu et l'évolution de son sport.

«On vous a quitté sur les images de votre dernier match avec le LOU, une demi-finale perdue face à Montpellier (14-40, le 25 mai), mains sur les genoux regard vers le sol...

Si déçu... Je pensais qu'on irait en finale. On a manqué un peu de préparation. On a cru qu'on allait faire comme face à Toulon et que ça passerait... Je sentais les gars autour de moi, mais ne savais que dire. J'ai jamais aimé être le centre d'attention. Et puis je voulais que mes coéquipiers profitent. Delon Armitage m'a dit "oublie ce match, regarde : les gens sont là pour toi ". Ça m'a fait du bien. Grâce à lui, j'ai réussi à profiter. Et là, j'ai vu le public heureux. Tous ces gens pour qui le partage avec les joueurs comptait plus que la victoire. Cette saison, j'ai reçu beaucoup d'amour dans les stades. J'avoue que ça m'a surpris. Après dix-huit saisons, ils ne retiennent que le meilleur de moi. Ça rend heureux.

C'est plus fort que d'avoir remporté une Coupe du monde ?

Complètement. L'échec fait partie du sport. Mais l'essence du rugby, c'est le partage, rien d'autre. Avec ceux qui t'encouragent, mais aussi avec ceux d'en face. À Lyon, on a fait le tour du stade, puis les joueurs de Montpellier nous ont applaudis. On s'est sentis respectés. À l'ère des réseaux sociaux, rien ne peut remplacer l'interaction réelle entre les gens. Longtemps, j'ai eu tendance à avoir une petite carapace de distance. Ça a pu laisser croire que j'étais arrogant, mais c'était pour me protéger.

Du coup, vous êtes passé à côté de bons moments ?

Oui, beaucoup. Trop. À force de m'enfermer et de me recroqueviller... Mais cette dernière saison avec Lyon, j'ai retrouvé l'insouciance des débuts. Celle qui pousse à avancer et à oser, sans se faire des noeuds au cerveau. Comme en 2004, lorsqu'on avait réalisé le Grand Chelem dans le Tournoi des Six Nations avec les Bleus puis remporté le titre européen avec Toulouse l'année suivante. J'avais mis un drop dans les arrêts de jeu. J'espère juste qu'on retiendra de moi que j'ai toujours aimé le jeu.

«J'ai eu du mal avec toutes ces sollicitations, ces gens que je ne connaissais pas, qui débarquaient et se disaient mes amis. Il y avait un décalage avec mon monde : mon père maçon et ma mère qui faisait des ménages. Ce n'est pas une apparition à la télé qui fait de toi un très bon joueur de rugby»

Vous dites n'avoir jamais voulu être le centre d'attention. C'est l'histoire de votre carrière : star sans le vouloir...

Quand t'es jeune et que la gloire te tombe dessus, c'est difficile à gérer. J'ai eu du mal avec toutes ces sollicitations, ces gens que je ne connaissais pas, qui

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