Rugby Bleus

Maxime Médard : «J'ai fait des erreurs, comme tout le monde»

De retour en sélection après deux ans d'absence, Maxime Médard revient sur sa prestation mitigée du premier test face à la Nouvelle-Zélande, samedi. Il espère être reconduit pour le deuxième match, histoire de rendre une meilleure copie, notamment en défense.

Rugby - France - Maxime Médard et les Bleus ont été en difficulté samedi. (A.Mounic/ L'Equipe)

Maxime Médard et les Bleus ont été en difficulté samedi. (A.Mounic/ L'Equipe)

«Quel a été votre programme depuis la déroute face aux Blacks (52-11) ? 
Dimanche, c'était récupération et quartier libre. Certains joueurs sont sortis en ville pour s'aérer un peu l'esprit. Et dès hier (lundi), on s'est remis au travail pour essayer de comprendre ce qui n'a pas fonctionné et mettre des choses en place pour le deuxième test. On doit notamment clarifier nos sorties de camp, notre système défensif et notre jeu dans les vingt-deux mètres adverses.

Que devez-vous améliorer en priorité ? 
La défense. On a besoin de jouer ensemble. Samedi, chacun a fait la sienne (d'erreur). À titre perso, je dois être hyper concentré, parce qu'à tout moment le 9 adverse peut jouer rapidement une pénalité ou le 8 une touche rapide. Ça me demande plus de courses, plus de déplacements et un dépassement de soi vachement important. Mais quand tu joues la meilleure équipe du monde, t'es obligé de faire ces efforts-là.

«Si on en reprend cinquante à Wellington, la suite d'être compliquée»

Comment jugez-vous votre prestation personnelle sur ce match ? 
Quand tu prends cinquante points, c'est qu'il y a des choses à revoir, tant collectivement qu'individuellement. J'ai fait des erreurs, comme tout le monde. Mais des bonnes choses aussi. Après, cinquante points, bon... Faut se remettre en question. Si on en reprend cinquante à Wellington, samedi, la suite de la tournée risque d'être compliquée.

Avez-vous des regrets, notamment sur le plaquage manqué sur Laumape (67e), lors du sixième essai des Blacks ? 
Oui, parce que je sais que si j'avais plaqué plus bas, j'aurais eu plus de chances de l'arrêter. Je suis le dernier défenseur, je dois m'appliquer à bien défendre, je n'ai aucune excuse là-dessus. Cette action m'a hanté quelques heures ou quelques jours, mais voilà, ça fait partie du jeu, c'est un mauvais plaquage, une mauvaise technique. Après, j'ai revu mon match, ça faisait deux ans que je n'avais pas joué en sélection, l'équipe est en construction... Disons que c'est mitigé.

Avez-vous le sentiment de jouer une carte importante durant cette tournée en vue de la Coupe du monde au Japon l'année prochaine ? 
Est-ce que ça va me flinguer si je passe à côté ? Non, dans le rugby et dans le sport, tout peut aller très vite. J'essaie d'être bon, d'amener au mieux mon expérience et de donner tout ce que je peux à mon équipe.

«Quand tu revois les images (du plaquage sur Grosso), c'est quand même limite»

Comme vous n'avez plus vingt ans (il en a trente et un), vous n'aurez sas doute plus beaucoup d'occasions d'attraper le bon wagon derrière... 
Oui, mais mon expérience peut apporter beaucoup à l'équipe dans la vie de tous les jours, à l'entraînement. J'essaie d'être positif, de donner un maximum aux jeunes. Mon objectif, c'est la Coupe du monde au Japon.

Vous n'essaierez pas de jouer celle en France en 2023 ? 
Au Japon d'abord (rires) ! Après, quatre ans plus tard, je serai sûrement en vacances, à regarder le rugby de loin. Non, pour être plus sérieux, j'ai surtout l'ambition d'être bien dans ce groupe, de construire avec cette équipe et ce staff pour participer au Mondial au Japon.

Aucun joueur néo-zélandais n'a été cité pour le double plaquage dangereux sur Rémy Grosso. Trouvez-vous ça normal ? 
Je trouve ça un peu dommage. Sur l'action, on perd Rémy, qui réalisait un gros match. Quand tu revois les images, c'est quand même limite. Visiblement, le commissaire (chargé des citations) n'a pas vu les mêmes que nous. Mais il n'y pas de polémique à créer. L'arbitre a toujours raison. Une autre décision n'aurait pas changé grand-chose au résultat et à la lourdeur du score. On ne peut pas prendre ce fait de jeu comme excuse.

Les Néo-Zélandais ne bénéficient-ils pas de la mansuétude des arbitres, d'une sorte de privilège accordé au roi ? 
C'est comme ça, les arbitres récompensent plus souvent les équipes qui attaquent. En Top 14, quand tu discutes avec eux, ils te disent souvent : ''Là, je ne peux pas vous récompenser parce que vous ne faites que défendre.'' Je ne crois pas que les Blacks soient plus avantagés, c'est juste que comme ils ont la balle plus souvent que les autres, ils mettent plus souvent l'adversaire à la faute. Et comme ils sont précurseurs dans beaucoup de domaines dans le rugby, notamment dans le jeu, ils sont peut-être un peu plus écoutés que les autres.

La météo annonce de la pluie, samedi, à Wellington. Cela change-t-il quelque chose d'ans l'approche du match ? 
De toute façon, on n'a pas trop vu le soleil depuis notre arrivée... Ça va limiter les passes, mais ça ne changera pas grand-chose. Il faudra s'adapter.»

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