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Les All Blacks disposent d'un «remarquable réservoir de talents»

Après les titres de 2011 et de 2015, les All Blacks ont su se renouveler avec l'intronisation de jeunes joueurs. Quelques anciens, comme Nonu, Masoe, Carter et Smith, évoquent la nouvelle génération kiwi lancée vers le Mondial 2019 et qui joue à Lyon, mardi (18h55), face à une sélection française.

Rugby - Rugby - Avant le coup d'envoi du match, le Kapa O Pango, qui connecte les traditions polynésiennes au sein des All Blacks. (Reuters)

Avant le coup d'envoi du match, le Kapa O Pango, qui connecte les traditions polynésiennes au sein des All Blacks. (Reuters)

Le constat est du centre palois Conrad Smith (36 ans, 94 sél. entre 2004 et 2015) : «Après 2007, beaucoup d'anciens sont partis (Collins, So'oialo, McAlister, Kelleher, Hayman, Oliver), et ça a été à notre tour de relever le défi. Nous avons perdu des rencontres, mais nous avons toujours su revenir au sommet.» Justement, quel est le secret d'une telle continuité ? «C'est juste une question de donner le meilleur de toi quand tu portes le maillot des All Blacks. Ce maillot passe de génération en génération et l'idée, c'est de le transmettre dans de meilleures conditions par rapport au moment où tu l'as reçu,» explique le centre varois Ma'a Nonu (103 sél., double champion du monde 2011 et 2015).

«Il n'y a qu'une seule chose qui compte : le maillot des All Blacks !»

Chris Masoe, qui a débuté en 2005 (20 sél.), est bien là pour constater que la Nouvelle-Zélande dispose d'«un remarquable réservoir de talents. Et cette concurrence élève le niveau. Il y a aussi, je crois, l'importance des différentes cultures des Samoa, Fidji et Tonga qui forment un tout au sein des All Blacks qui renforce la culture de l'équipe.» A l'image du Kapo O Pango, créé par les joueurs eux-mêmes pour refléter ce melting-pot néo-zélandais. «Parce que, qui que l'on soit, d'où que l'on vienne, il n'y a qu'une seule chose qui compte : le maillot des All Blacks !»

«Le renouvellement des générations est un produit de notre culture.»

Désormais au Racing 92, Dan Carter (112 sél.) se souvient qu'après le titre de 2015, «les observateurs pensaient qu'il y aurait une baisse de régime. Mais sachant comme fonctionne l'environnement des All Blacks, je ne suis pas surpris que la génération suivante maintienne ce niveau d'excellence. Et je ne pense pas que ça s'arrête d'un seul coup. Dans quatre ans, plusieurs joueurs actuels vont mettre un terme à leur carrière internationale (Read, Kaino, Sonny Bill Williams, Coles, Ben Smith) et les All Blacks resteront au même niveau parce que les sélectionneurs ont déjà identifié quels nouveaux joueurs allaient les remplacer. C'est le produit de notre culture.» Conrad Smith de conclure : «Cette génération (Tuipulotu, A. Savea, Squire, Sopoaga, S. Barrett, Havili) est entre de bonnes mains, et j'ai hâte de voir ce qu'elle va donner lors de la Coupe du monde 2019.»

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