Rugby Top 14

Johan Goosen : «J'ai fait une erreur. C'était une folie»

Johan Goosen parle enfin. Le Sud-Africain a accordé une interview à Midi-Olympique dans laquelle il revient sur son départ soudain du Racing en 2016 et son retour à Montpellier pour la saison à venir.

Rugby - Top 14 - À l'automne 2016, Johan Goosen avait quitté le Racing du jour au lendemain. ( Billy Stickland/ PRESSE SPORTS)

À l'automne 2016, Johan Goosen avait quitté le Racing du jour au lendemain. ( Billy Stickland/ PRESSE SPORTS)

L'affaire Goosen racontée par Goosen lui même. Le Sud-Africain a accordé une interview à Midi-Olympique de ce lundi pour tenter d'expliquer sa rupture avec le Racing en décembre 2016 vers son pays natal jusqu'à son retour à Montpellier aujourd'hui.

L'ouvreur polyvalent, élu meilleur joueur de Top 14 en 2016, évoque un mal-être, des difficultés à s'adapter à la vie parisienne et son environnement très urbain pour justifier le début de la fin de son aventure au Racing : «Je ne me sentais pas bien à Paris. Je suis sud-africain, j'ai besoin d'espace et, en banlieue parisienne, les immeubles sont si proches les uns des autres que j'avais l'impression d'étouffer. J'avais l'impression de vivre dans une boîte. Le pire c'est que mon fils était aussi très malheureux. [...] Il pleurait tout le temps. Et nous on ne dormait plus».

Une adaptation impossible qui poussera le joueur à quitter précipitamment le Racing alors qu'il venait de prolonger son contrat pour quatre ans. «Les dirigeants du Racing ont proposé une somme, j'ai pensé que le deal était très correct et j'ai signé. Peut-être ai-je fait une erreur à ce moment-là de ma vie. Parce que j'étais très malheureux hors des terrains», poursuit le joueur de 25 ans. Alors il brise son contrat et s'en va : «Je n'ai rien contre ce club et cette équipe. [...] J'étais bien entouré, et en un sens, je me suis mal comporté vis-à-vis d'eux (ses coéquipiers) en quittant le club. L'argent n'a rien à voir là-dedans. Je voulais une autre vie, le soleil, l'espace et la nature».

«J'espère qu'on me pardonnera un jour et qu'à Montpellier, mon rugby rendra les gens heureux»

La raison semble simple mais la méthode lui échappe totalement. Alors deux ans après, Goosen est obligé de le reconnaître : «C'était une folie. J'ai fait une erreur. Mais c'est la vie. Paradoxalement, j'ai aussi beaucoup grandi au fil de ces deux dernières années. Je me suis vidé la tête et j'ai permis à mon corps de se reconstruire. Je suis aujourd'hui beaucoup plus frais que je ne l'étais en décembre 2016». La page du Racing est tournée pour l'international springbok (13 sélections) qui confie être en contact avec Montpellier depuis environ six mois seulement. Pourtant, comme nous l'écrivions en septembre 2017, le président montpelliérain est proche du joueur depuis plus longtemps au point qu'il aurait subvenu aux besoins du joueur. Le joueur dément : «Non il ne l'a pas fait. Et même s'il avait voulu le faire, il n'aurait pas pu».

Pour revenir au rugby, la rencontre entre le Racing et Montpellier est prévue pour le 3 novembre prochain... «Je vais être sifflé, hué, insulté. Mais je m'en fiche. Je m'y suis préparé. [...] Malgré tout j'espère qu'on me pardonnera un jour et qu'à Montpellier, mon rugby rendra les gens heureux», conclut-il.

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