Rugby Top 14 CO

Christophe Urios (Castres): «Une grosse paire de couilles»

Christophe Urios, l'entraîneur de Castres, était très fier de ses joueurs après la victoire contre le Racing 92 (19-14). Il a salué le courage de son équipe, qui a fait tomber coup sur coup Toulouse et les Franciliens.

Rugby - Top 14 - Christophe Urios, l'entraîneur de Castres, va découvrir le Stade de France. (Mounic/L'Equipe

Christophe Urios, l'entraîneur de Castres, va découvrir le Stade de France. (Mounic/L'Equipe

«On a vu beaucoup d'émotion en fin de match chez vous et vos joueurs...
C'est une émotion forte car le match a été dur, âpre. On pensait le maîtriser à un moment, mais on a bien cru qu'on allait le perdre à la fin. Ce que je ressens avant tout, c'est de la fierté. On est fiers d'emmener les Castrais à Lyon puis au Stade de France. Les gens se reconnaissent dans cette équipe, c'est le plus important. Cette équipe est sympa, elle bosse, elle ne se prend pas pour une autre, elle a du talent, et surtout une grosse paire de couilles.

Est-ce que vous avez-eu peur dans le dernier quart d'heure ?
Évidemment car on connait la puissance du Racing 92. Ils ont des joueurs avec beaucoup d'expérience mais on a montré qu'on était solides. Mais je pense que Dupichot (l'arrière du Racing 92, qui n'a pas bien négocié un surnombre à l'aile en fin de match) fait une grosse erreur. Ça fait partie de la réussite. Il y a deux essais qui sont justement refusés.

Montpellier ? «Ça fait peur»

Leur indiscipline vous a étonné ?
Je disais avant le match que cette équipe ne fait pas de cadeaux et elle nous en a faits. En  deuxième période, c'est ce qui nous laisse dans le match.

Comme à Toulouse samedi dernier, vous avez réussi à faire déjouer votre adversaire... 
C'est vrai. On les a amenés dans une guerre devant. On sentait qu'ils voulaient nous cabosser devant et prendre la ligne d'avantage. Ils nous mettent une grosse séquence d'entrée mais on tient et au final ça fait 10-0 pour vous. On est plus réalistes qu'eux en début de match. Et comme ils n'avaient pas trop de solutions, ils se sont entêtés dans leur schéma et ils ont perdu beaucoup de ballons.

Maintenant, c'est Montpellier...
C'est un cran encore au-dessus il me semble. Ils sont très costauds, ils n'ont pas beaucoup de points faibles. Si je regarde le match d'hier (vendredi soir contre Lyon, 40-14)... Je ne le regarderai pas d'ailleurs, ça fait peur (rires). On va bien se trouver une histoire à se raconter dans la semaine pour faire quelque chose de grand.»

«Un troisième exploit en trois semaines ? Pourquoi pas ?»

Mathieu Babillot, capitaine de Castres : «La marche sera encore plus haute en finale samedi prochain. C'est une équipe qui est très costaud, solide devant, qui joue au bien au ballon, qui a des supers jeux au pied avec Pienaar et Steyn. On les a joués souvent. C'est toujours compliqué mais sur une finale, avec notre état d'esprit, on peut le faire. Un troisième exploit en trois semaines ? Pourquoi pas ?»
tous les commentaires
commenter cet article
Commenter cet article  (Pour commenter, vous devez vous inscrire)

 

Votre commentaire - 500 caractères restants

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais après modération
En poursuivant votre navigation sur www.lequipe.fr, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation de cookies et de technologies similaires, y compris celle de partenaires tiers, pour vous proposer des contenus pertinents et des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêts.
En savoir plus sur les cookies.   Afficher les CGUs.