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Bryan Habana : «Kolisi est une source d'inspiration»

Pour Bryan Habana, ancien ailier star des Springboks, Siya Kolisi, premier capitaine noir des Springboks victorieux de l'Angleterre (42-39) est une source d'inspiration pour l'Afrique du Sud.

Rugby - Rugby - Le capitaine et flanker springbok Siya Kolisi est un symbole fort en Afrique du Sud.  (Faugère/L'Equipe).

Le capitaine et flanker springbok Siya Kolisi est un symbole fort en Afrique du Sud. (Faugère/L'Equipe).

Après l'ouvreur Errol Tobias, premier joueur de couleur à porter en 1980 et en plein apartheid le maillot des Springboks, Siya Kolisi, troisième-ligne aile des Stormers, est entré samedi à son tour dans l'histoire en devenant le premier joueur de couleur capitaine du XV d'Afrique du Sud. C'était contre l'Angleterre à l'Ellis Park de Johannesbourg, et cet événement s'est soldé par un succès des Springboks (42-39) au terme d'un match spectaculaire.

«Siya ne doit pas servir d'inspiration qu'aux noirs d'Afrique du Sud, mais à l'Afrique du Sud toute entière», a déclaré l'ailier Bryan Habana (35 ans), ancien du RCT et légende du rugby sud-africain, coéquipier de Kolisi aux Stormers. «C'est tellement important... La manière dont il (Kolesi) a réussi à briser les barrières sociales est incroyable», poursuit Habana, qui a pris en avril sa retraite sportive après avoir porté 127 fois le maillot des Springboks entre 2004 et 2016 et inscrit 67 essais, record national.

Le principe des quotas, critiqué, s'avère finalement payant

«En tant que joueur de couleur, tu as conscience que tu as une énorme responsabilité sur les épaules quand tu as la chance de porter le maillot des Springboks. J'espère que de voir Siya va permettre à une nouvelle génération d'aspirer à réaliser de grandes choses», estime encore l'ancien international. «Nous avons beaucoup de choses à surmonter en Afrique du Sud, mais cela pourrait permettre au rugby et à notre pays de faire un pas de géant incroyable. Aucun joueur de couleur ne veut être considéré comme un "quota player", a cependant souligné Habana. Nous voulons simplement avoir des chances justes et égales pour tous.»

La Fédération sud-africaine de rugby et le gouvernement avaient réfléchi en août 2014 à la possibilité de mettre en place une politique de quotas. Une idée testée en 2013 dans les divers championnats domestiques et qui fut au départ très critiquée. Mais ils n'ont pas cedé à la pression. Au contraire, ils ont su accélérer de façon radicale la transformation raciale du rugby en imposant en 2015 que la moitié de l'équipe des Springboks qui participera à la Coupe du monde au Japon en 2019 soit «non-blanche», selon leurs propres termes. Façon d'associer les joueurs noirs et métis dans cette transformation. Laquelle s'est donc bien opérée puisque Siya Kolisi était à la tête d'une équipe nationale d'Afrique du Sud qui ne comptait pas moins de sept joueurs de couleur titulaires, samedi, face à l'Angleterre.

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