Rallye-raid Dakar

Favori face à Toyota, Peugeot a-t-il déjà gagné le Dakar 2018 ?

Double tenant du titre, Peugeot aborde le Dakar 2018, à partir de samedi, en position de grand favori, avant de tirer le rideau sur son programme rallye-raid.

Rallye raid - Dakar - Peugeot a signé un triplé l'année dernière. (F.Mons/L'Equipe)

Peugeot a signé un triplé l'année dernière. (F.Mons/L'Equipe)

Une première année pour (ré)apprendre, une deuxième pour gagner, une troisième pour dominer, et une quatrième pour... On le saura le 20 janvier. Revenu sur le Dakar en 2015, avec la 11e place de Stéphane Peterhansel comme meilleur résultat, le constructeur français s'est imposé en 2016 avec le 2008 DKR, grâce à «monsieur Dakar». En 2017, avec l'arrivée du 3008 DKR, le triomphe fut presque total, avec un triplé (Peterhansel-Loeb-Despres) nuancé par le seul abandon de Carlos Sainz, devenu le maudit du Dakar (cinq abandons consécutifs).

Comment faire mieux cette année? Tout simplement avec un quadruplé, et un grand chelem sur les étapes (9 victoires sur 10 en 2017). Pour y parvenir, la firme sochalienne a vu les choses en encore plus grand, avec un nouveau 3008, nommé Maxi. Plus large de 20 cm, il devrait assurer plus de stabilité aux quatres équipages engagés, les mêmes que l'année dernière. Son moteur (V6 biturbo diesel), sa puissance (340 ch), son couple (800 Nm) et son énorme débattement de suspension (640 mm) ont en revanche été conservés. Avec une telle bête de course, difficile d'imaginer que le Lion passe à côté de la victoire. Avant de baisser le rideau sur le programme rallye-raid, Bruno Famin, le directeur de Peugeot Sport, avoue d'ailleurs : «Tenant des deux derniers titres, dont le triplé de 2017, notre objectif ne peut être que de remporter ce Dakar 2018 !»

B. Famin : «La course va être extrêmement compliquée»

«Mais la course est loin d'être gagnée d'avance, tempère-t-il néanmoins. Les difficultés ne vont pas manquer. Le parcours est plus long que l'année dernière et aussi beaucoup plus difficile avec de grandes étapes de sable, dès le départ, au cours desquelles peuvent se créer déjà de gros écarts. En ajoutant une concurrence qui a travaillé et un fort réajustement réglementaire, nul doute que la course va être extrêmement compliquée.»

Famin préfère, c'est logique, se montrer trop prudent plutôt que trop optimiste. Mais l'armada Peugeot a tout en main pour dominer les débats, et on a du mal à imaginer ce qui pourrait se mettre en travers de sa route. Certes, le parcours sera cette année plus costaud en dunes, avec toutes les incertitudes que cela peut faire peser, notamment sur Sébastien Loeb, le moins expériementé des quatre pilotes. Sept des quatorze étapes se dérouleront soit complètement dans les dunes, soit sur un parcours complètement off-road. Cela commencera par une longue séquence de sable au Pérou, sans période d'adaptation. Il faudra également se méfier des six jours de navigation à haute altitude, qui éprouveront les pilotes et les machines. Sans oublier la septième étape, marathon, longue de 726 km, vers Uyuni, et la 11e, vers Chilecito, avec des températures qui devraient atteindre les 50 degrés.

Nasser Al Attiyah, plus qu'un outsider

Il ne faut pas oublier non plus les rivaux de Peugeot. En premier lieu, Nasser Al Attiyah. Le lauréat des éditions 2011 et 2015 a fait des merveilles avec son Toyota Hilux en 2017, avec des victoires aux Émirats Arabes Unis, au Qatar, au Kazakhstan, en Espagne, en Hongrie, en Pologne et au Maroc. Il a logiquement remporté la Coupe du monde des rallyes-raid et voudra forcément se rattraper après son abandon dès la 3e étape du Dakar 2017. «C'est très important pour moi de remporter le Dakar 2018, a annoncé le Qatari. Nous avons construit un nouveau Toyota Hilux pour cette épreuve et nous sommes heureux de ce que nous voyons en essais et en compétition jusqu'à présent. La voiture est capable de choses étonnantes.» Elle sera également aidée par un réglement qui a évolué en faveur des 4x4, avec notamment un débattement plus important et une bride d'admission plus large.

La marque au Lion devra également se méfier des nombreuses voitures engagées par le team X-Raid, les trois nouveaux buggys deux roues motrices, dont un est confié à Mikko Hirvonen, et les quatre Mini ALL4 Racing, avec notamment l'Espagnol Nani Roma, 23 Dakar à son actif et vainqueur de l'édition 2014, au volant. Tout ne sera donc peut-être pas si évident pour Peugeot...

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