Massot : «Je n'aurais jamais eu ça en France»
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Bruno Massot a réalisé son rêve : devenir champion olympique en couples avec Aliona Savchenko. (Julien Faure / L'Equipe)
Patinage artistique

Bruno Massot : «Je n'aurais jamais eu ça en France»

Sacré champion olympique en couples avec Aliona Savchenko aux Jeux de Pyeongchang, le patineur normand ne regrette vraiment pas d'avoir pris la nationalité allemande.

Sacré champion olympique en couples avec Aliona Savchenko aux Jeux de Pyeongchang, le patineur normand ne regrette vraiment pas d'avoir pris la nationalité allemande.

Né à Caen il y a vingt-neuf ans, Bruno Massot a participé le mois dernier pour l'Allemagne aux Jeux de Pyeongchang, où il a remporté le titre olympique de patinage dans la catégorie couples au côté de sa partenaire d'origine ukrainienne Aliona Savchenko. Depuis, il a enchaîné les galas en Suisse avant de repartir s'entraîner dans sa base allemande d'Oberstdorf pour préparer les Championnats du monde, qui débutent mercredi à Milan. « On ne sera pas vraiment prêts, on sera très fatigués, explique-t-il, c'est un peu une compétition bonus pour nous... » En attendant, dans ce grand hôtel de Zurich, il s'étonne avec plaisir d'intéresser encore la presse française.

«Quand vous êtes sur le podium à Pyeongchang et que l'hymne allemand retentit...

(Il coupe en souriant.) Évidemment, il fallait qu'elle tombe, cette question !

... À quoi pensiez-vous ?

Franchement, j'ai eu les mêmes sensations, les mêmes émotions que si c'était l'hymne français. Mais de toute façon, hymne français ou hymne allemand, j'aurais été dans l'incapacité de chanter parce que l'émotion était trop grande. Je me sens très bien en Allemagne, je suis très heureux là-bas et je suis plus que fier de leur apporter cette médaille parce qu'ils m'ont donné ma chance. Et ils m'ont accompagné alors qu'on n'a pas pu patiner (en compétitions et en galas) pendant un an et demi (dans l'attente de la lettre de sortie délivrée par la Fédération française).

Mais à quoi avez-vous pensé sur le podium ?

Je ne saurais pas vraiment dire à quoi je pensais à ce moment-là. Il y avait tellement d'émotions. Il doit y avoir un million de choses qui me sont passées par la tête. Je voyais le drapeau de l'Allemagne monter et j'étais vraiment heureux. Mais je pense que j'aurais eu la même émotion si ça avait été la France. Il y a toujours énormément de gens qui me suivent en France, et plus spécialement en Normandie, dans ma ville, Caen. J'étais heureux pour tous ces gens-là aussi et, bien sûr, pour mes proches.

À l'inverse, avez-vous eu des témoignages négatifs de gens qui n'ont pas compris votre changement de nationalité ?

Certaines personnes me disent que je renie mon pays, que j'ai quitté ma...

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