JO 2024

JO 2024 : la FFN désarçonnée par les mesures envisagées

Suite aux informations du Parisien annonçant que la piscine des JO 2024 serait semi-démontable, la fédération française de natation (FFN) a marqué sa désapprobation.

Natation - Jean-Pierre Bidet - (J.Prevost/L'Equipe)

(J.Prevost/L'Equipe)

Suite aux informations parues dans Le Parisien selon lesquelles le centre aquatique des Jeux Olympiques de Paris en 2024 érigé à Saint-Denis serait semi-démontable, ne comporterait que deux bassins et accueillerait la natation et le water-polo, lequel ne serait donc plus hébergé à La Courneuve, la Fédération Française de Natation a tenu à réagir par la voix de Patrick Perez, son président de la commission marketing et communication.

«Ces informations, nous les avons découvertes en lisant le journal. Jusqu'à présent, on avait décidé de ne pas commenter les rumeurs mais là, ça commence à faire beaucoup et ça devient gênant quand elles sont insistantes. On est dans un schéma où on tiendrait la fédération pour quantité négligeable et c'est troublant car lors des multiples réunions que nous continuons d'avoir, on n'a eu aucun signal. Si le Grand Paris nous avait dit ''Il faut qu'on réfléchisse !'', si Saint-Denis nous avait dit ''Laissez nous voir un peu plus en détails avec nos équipes...'' Mais là, ça n'est pas le cas

«C'est injouable. [...] À Rio, il y avait pour toutes les disciplines sept bassins de 50m et un de 25m»

Plus important, la faisabilité du projet annoncé par nos confrères, avec le même bassin partagé entre l'échauffement de la natation et le tournoi de water-polo, semble tout à fait illusoire. «C'est injouable, martèle le DTN Julien Issoulié. Le programme ne le permet pas. À Rio, il y avait pour toutes les disciplines sept bassins de 50m et un de 25m.»

Si ces informations devaient être confirmées, la FFN serait évidemment plus que courroucée : «Les conditions présentées ce matin sont totalement insuffisantes et ne cadrent en aucune façon avec ce qui a été évoqué tant par le Grand Paris que par la ville de Saint-Denis, ajoute Patrick Perez. D'ailleurs, au passage, on n'évoque jamais la fosse à plongeon. Est-elle maintenue ou passe-t-elle aussi par pertes et profits ? Quoi qu'il en soit, il ne faudra pas demander à la fédération d'être associée aux JO dans ces conditions.» Un discours clair et offensif toutefois atténué : «On est plus désarçonnés qu'inquiets parce que tout ça paraît un peu gros quand même.»

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