Natation Championnats du Monde (Hommes)

50m dos : Camille Lacourt décroche l'or pour sa dernière course internationale

Camille Lacourt a achevé sa carrière en remportant pour la troisième année d'affilée la finale du 50m dos aux Mondiaux, dimanche à Budapest. Pas de médaille pour Jérémy Stravius, 4e.

Natation - Championnats du Monde (G) - Camille Lacourt exulte : il est encore champion du monde.  (Stefan Wermuth/Reuters)

Camille Lacourt exulte : il est encore champion du monde. (Stefan Wermuth/Reuters)

«Ce n'est pas le genre à se laisser embêter parce que c'est une dernière : c'est le genre à faire mieux parce que c'est une dernière», avait prévenu Romain Barnier. Le manager du Cercle des Nageurs, où évolue Camille Lacourt depuis près de dix ans, avait vu juste. Ce dimanche, pour l'ultime course internationale de sa carrière, le géant français a décroché l'or sur 50m dos.

Meilleur temps des demies la veille (24''30), Lacourt a encore réussi une course exceptionnelle ce dimanche en finale (24''35). S'il n'a pas réussi le meilleur départ, le nageur tricolore a su remonter ses deux principaux rivaux, le Japonais Junya Koga (2e en 24''51) et l'Américain Matthew Grevers (3e en 24''56), pour s'offrir un troisième sacre mondial d'affilée sur 50m dos. Une performance inédite dans l'histoire de la natation.

Stravius, pour 5 centièmes

En argent il y a quatre ans à Kazan, Jérémy Stravius, parti à la ligne d'eau n°1, a bien failli créer la surprise. Mais le Français estime avoir manqué sa fin de longueur et échoue au pied du podium, à cinq centièmes de seconde (24''61) seulement de la médaille de bronze. «Je me retourne le poignet à l'arrivée, je pense que j'avais la place pour être deuxième, a-t-il réagi au micro de France Télévisions. Ça me déçoit un peu.»

Stravius pourra toujours se consoler en célébrant le titre de son ami, qui a confirmé dans la piscine de Budapest qu'il était le maître du 50m dos. Le Catalan quitte en effet les bassins avec quatre médailles mondiales individuelles (dont trois en or) et deux titres européens. Il peut donc se targuer d'avoir réussi son pari fou : tirer sa révérence en ayant déjà préparé sa reconversion professionnelle (il a ouvert un bar à cocktails à Paris), et surtout en restant au sommet de son art.  

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