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Ben Arfa : le récit de sa mise à l'écart au PSG dans France Football

Ecarté de l'équipe du PSG depuis bientôt un an, Hatem Ben Arfa a vécu une pénitence très mouvementée que retrace dans le détail ce mardi France Football à travers quelques révélations étonnantes.

La dernière fois que Hatem Ben Arfa a porté le maillot du PSG, c'était il y a bientôt un an, le 5 avril 2017, en quarts de finale de Coupe de France, face à Avranches (4-0). Avec un doublé et une passe décisive. Depuis, la mise à l'écart a été escortée d'innombrables épisodes, parfois pittoresques, parfois pitoyables, entre le joueur et son club. Manipulations, pressions, affabulations, sanctions: ce sont ces douze mois rocambolesques que FF retrace dans le cadre d'une longue enquête qui recèle quelques moments savoureux.

Dialogues vachards avec Emery

Dans son édition de ce mardi, France Football révèle ainsi la teneur de l'incident "diplomatique" qui a sans doute définitivement scellé le sort de Hatem Ben Arfa. C'était début avril 2017. A la sortie d'un entraînement au Camp des Loges, l'international français a fait une blague de potache au Cheikh Tamin al-Thani, l'émir du Qatar, en se plaignant de ne jamais pouvoir joindre son président, Nasser al-Khelaïfi. Lequel, présent, n'a jamais digéré cette humiliation et s'est juré, depuis, que HBA ne porterait plus jamais le maillot du club. Pari tenu.

On découvre aussi dans ce long récit les dialogues vachards entre Unai Emery et son joueur qui n'ont jamais réussi à s'apprivoiser. Comme ce jour de printemps 2017, juste après la cruelle remontada, où Ben Arfa balance à son coach qu'il ne dépassera jamais les huitièmes de finale, même avec la meilleure équipe du monde. Entre un coach méthodique et un joueur épris de liberté, jamais le courant ne passera. Peut-être aussi parce que le technicien a appris que le Français s'amusait à l'imiter devant des coéquipiers tordus de rire.

Une amende de 100 000 €

Car si le club a très tôt tenté de lui indiquer la sortie (dès le mois de décembre 2016), puis de lui «pourrir» un peu la vie - en l'envoyant en réserve ou en lui infligeant notamment une amende de 100 000€ suite à son forfait au stade à Doha -, en revanche le joueur, pas toujours exemplaire aux entraînements, a sans cesse eu le soutien du vestiaire. Mieux. Un jour, Dani Alves, devant l'ensemble du groupe, a sommé Antero Henrique et Maxwell d'en finir avec les misères faites à celui que le Brésilien surnomme «Fenomeno». Il n'aura pas à insister parce que celui qui n'aura disputé que 31 matches en deux saisons parisiennes a déjà confirmé, sur Instagram, qu'il ne serait plus là la saison prochaine. En attendant, le futur ex s'interroge encore comment célébrer son «anniversaire», le 5 avril prochain. Chambreur, il envisageait même de le faire «à l'ancienne» et d'emmener dans le vestiaire des Parisiens des pizzas à partager avec ses partenaires. Comme une ultime provocation.

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