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Spécial L'Équipe Communiqué

Dolores : « Quand je sens monter le stress, je mets mes baskets, ça change la vie ! »

Elle dit s'être réconciliée avec son image grâce au sport. À 49 ans, en surpoids et déprimée, ce n'était pourtant pas gagné d'avance. Récit d'une métamorphose.

Il y a trois ans, elle accuse le coup lorsque la balance affiche son poids : « J'avais passé la barre des 80 kilos, j'étais dans un triste état. Victime de troubles alimentaires mais aussi de la thyroïde, mal dans ma peau et déjà ménopausée, ça faisait beaucoup pour une seule femme ! Là, j'ai commencé à avoir peur pour ma santé. »

L'objectif de Dolores est clair : prendre soin d'un corps fragilisé qu'elle voit vieillir trop vite. Et notamment par la mise en place d'une activité physique régulière. Mais pas n'importe comment : « J'avais fait quelques tentatives dans des salles de sport, ça ne donnait rien. Pour quelqu'un qui n'a pas la culture de l'image et du sport, ce n'est pas inné. J'avais du mal à me prendre en charge seule. Il me fallait un gendarme, quelqu'un qui me motive au jour le jour. C'est mon médecin qui m'a conseillé d'entamer un programme de remise en forme à Mon Stade où, suite à un bilan de santé, on vous propose des séances d'activité physique sur mesure. »

Il lui faudra pourtant un an avant de se lancer : « J'avais peur de l'échec, si peu confiance en moi que je pensais que c'était peine perdue, que ça non plus ça ne fonctionnerait pas. »

Tu dois te bouger !

En juillet 2016, Dolores se décide et commence son programme d'activité physique à raison de trois séances par semaine avec en ligne de mire la perte de 15 kilos. « Une petite voix me disait : Tu dois te bouger ! Les trois premières semaines ont été difficiles mais je me souviens des fins de séance où je rentrais chez moi en planant parce que avec toutes ces endorphines, on se sent bien ! C'est une sensation qu'on n'oublie plus ensuite. »

Peu à peu, elle devient autonome, teste de nouvelles activités, Pilates, stretching, course à pied, adopte une hygiène alimentaire plus en accord avec son nouveau mode de vie et « commence à [s]'aimer en sportive ». « Mon corps a très bien répondu, j'ai fondu, je me suis musclée. Six mois après avoir commencé le sport, je troquais déjà mes joggings informes pour des leggings plus près du corps, j'inaugurais une nouvelle silhouette. »

Dans la course

Aujourd'hui, même la balance loue ses efforts : « Elle me répète que je pèse maintenant 66 kilos ! Je rentre dans des vêtements achetés il y a quinze ans et que j'avais conservés par nostalgie, certaine que jamais plus je ne les remettrais. Quand vous vous habillez en taille 38/40 alors que vous étiez habituée au 46/48, vous mesurez le chemin parcouru. Ces efforts ne jouent pas seulement sur l'estime de soi mais aussi sur la santé, je me sens en pleine forme. »

Tellement en forme que cette assistante de direction s'est inscrite en juin dernier aux 10 km de L'Équipe, « ma première course, ma première fierté, réalisée en 1 h 06. Et je m'entraînais depuis seulement trois mois ! L'an prochain, je veux les courir en moins d'une heure. »

Et de viser les 20 km de Paris dans deux ans : « Ou pourquoi pas des semi-marathons à l'étranger ou en province, le temps d'un week-end ou pendant les vacances... Juste pour le plaisir, celui de la progression. »

Enfin, pour celle qui ne conçoit plus l'idée d'une vie sans sport, l'angoisse ne se gère plus à coup de sucreries : « Quand je sens monter le stress, je mets mes baskets, ça change la vie ! »

Un déclic sport, c'est-à-dire ?

On naît sportif ou on ne l'est pas ? Ce serait trop simple. À tous les âges de la vie, on peut décider de se mettre à l'activité physique, qu'elle soit intense ou non. Tout est question de déclic. Et qu'est-ce qui déclenche cette soudaine envie de bouger ? Un événement de la vie le plus souvent. Un désir de retrouver sa ligne après une grossesse, de s'épanouir après un divorce, de se relever d'une maladie, de lutter contre la déprime, de ne pas vieillir trop vite, d'arrêter le tabac... Généralement, cette prise de conscience est gage de réussite, elle mène au dépassement de soi d'ex-sédentaires qui deviennent accros au sport. Un déclic est donc beaucoup plus puissant (mais malheureusement souvent du domaine de l'inconscient) qu'une bonne résolution de janvier qui, selon les études, ne serait que belles paroles ; environ 80 % d'entre nous ne la tiendrait pas. Et c'est dommage puisque démarrer une activité physique arrive dans le Top 3 des souhaits à la nouvelle année : « Le sport est un des chemins pour parvenir à atteindre un objectif personnel, rappelle le Dr Krzentowski, médecin du sport, fondateur de Mon Stade. Ne laissez pas échapper une bonne occasion de vous y mettre ! »
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