Running

Nicolas Leconte : « Bir-Hakeim, c'est de la folie »

Leader de l'équipe Bir-Hakeim, Nicolas Leconte a parlé de son rôle au sein du dernier vainqueur de la Adidas Runners League. Dimanche, son équipe va participer, à domicile, à la Corrida du XVe.

Tous sports - adidas Runners Paris - Nicolas Leconte avec le trophée de la saison 4. (Adidas/D.R)

Nicolas Leconte avec le trophée de la saison 4. (Adidas/D.R)

Peux-tu te présenter ?
Je m'appelle Nicolas, j'ai 29 ans, je suis capitaine du Team Adidas Runners Paris et plus particulièrement du quartier Bir-Hakeim qui a gagné la dernière saison. Personnellement je ne travaille pas du tout dans le sport mais dans l'événementiel. Je suis chef de projet dans l'univers de la lingerie et des maillots de bain.

Quand as-tu commencé le running ?
J'ai commencé à pratiquer au collège. C'est un virus que j'ai attrapé grâce à des professeurs passionnés et super-impliqués. J'ai une pratique régulière, deux à trois fois par semaine, voir plus en fonction des échéances. Par période, ça peut prendre beaucoup de temps, notamment pour préparer des marathons et des trails, pour lesquels je m'entraine cinq jours par semaine. C'est prenant et il faut organiser son agenda en fonction.

Peux-tu nous parler de ton aventure au sein d'Adidas Runners League ?
C'est un concept né il y a trois ans. J'ai découvert le principe par hasard en tombant sur une pub sur les réseaux sociaux. J'ai un tout petit peu couru en club, mais j'avais l'habitude de courir seul. Pour moi, le running c'était toujours tout seul,. Le concept m'a séduit et a remis en question ma vision de la course à pied. Au début, j'étais simplement membre, j'étais pas mal investi parce que le running c'est ma passion et j'avais envie de transmettre aux débutants. Je m'occupais de la partie environnement, de sécuriser les runs et coacher certaines sessions. Avec les opportunités, j'ai récupéré le capitanat de l'équipe. Aujourd'hui, il y a une super émulation avec 150 à 200 coureurs sur nos runs hebdomadaires. Mais plus qu'un rendez-vous par semaine, on est devenu une vraie équipe. Presque tous les soirs on se retrouve en variant les séances : yoga, renforcement musculaire, ....

Bir-Hakeim, regroupe aujourd'hui de nombreux coureurs. (Sophie Piana/D.R)
Bir-Hakeim, regroupe aujourd'hui de nombreux coureurs. (Sophie Piana/D.R)

En tant que leader de l'équipe Bir Hakeim, quel est ton rôle au sein de l'équipe ?
Au départ, ma mission est surtout de créer les sessions chaque semaine, notamment avec des thématiques pour fidéliser. Le rôle ressemble à celui du manager d'une équipe. Mais en fait, c'est plus difficile à définir, je suis surtout le point de contact pour les membres qui arrivent. Je suis là pour expliquer le concept, les évènements. Avec la grande communauté que l'on a, on s'est organisé avec une équipe de co-leaders, chacun avec ses compétences.

Bir Hakeim est le tenant du titre, comment le vivez-vous ?
C'est une fierté. On a mis trois ans pour décrocher le titre et c'était un soulagement. On a un esprit de compétiteur et malgré le nouveau format, on va viser le haut du tableau. Ce n'est pas évident, mais on a bien commencé avec un podium sur Paris-Versailles.

Si tu devais résumer l'état d'esprit de l'équipe en un mot ?
Folie. On est une équipe ultra compétitrice, dès qu'il y a un challenge, on a toujours la volonté d'aller plus loin. On est dans la surenchère permanente, c'est ce qui nous a permis de finir par gagner le titre après une troisième place puis une deuxième.

Bir-Hakeim va pouvoir compter sur ses supporters. (Alexandre Cante/D.R)
Bir-Hakeim va pouvoir compter sur ses supporters. (Alexandre Cante/D.R)

La course de ce week-end est dans le 15e, à domicile, comment vivez-vous cette course ?
C'est une date que l'on a tout de suite cochée sur notre calendrier. C'est la course à ne pas manquer, sur notre terrain d'entrainement. On s'est entrainé spécialement pour cette échéance, on fait du repérage. Il y a un défi performance mais aussi pour la mobilisation. On veut faire venir le maximum de supporter et montrer qu'on est chez nous. Plus que des points, on veut une ambiance folle pour marquer le coup. On va s'organiser comme un groupe « ultra » de sport collectif dans une fan-zone. Moi-même je ne vais pas courir, je serai mobilisé pour participer à cette fête. On va se donner à fond en courant et en encourageant avec des banderoles et des surprises pour notre quartier. Mais on va aussi encourager les autres coureurs car l'esprit est bon dans toute la communauté.

L'objectif est donc clairement de gagner ?
Bien sûr. On a envie de terminer premier et de chercher le trophée sur cette course en bas de chez nous.

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