Golf PGA Tour

Tiger Woods, une performance pleine de promesses

En terminant deuxième à un petit coup d'un potentiel playoff, Tiger Woods vient de réaliser sa meilleure performance depuis quatre ans. Le Tigre manque de peu un 80e succès, mais ce podium au Valspar Championship est bourré de promesses.

Revoir Tiger Woods en tête d'un tournoi du PGA Tour a quelque chose d'irréel. 155 jours seulement après l'avoir revu swinguer par tweet interposé, il était bien là, tout en polo rouge du dimanche et en -minis- fist pumps. Pendant le dernier tour du Valspar Championship, l'ex maître du monde golfique faisait partie des leaders et a même failli ajouter un 80e trophée à ses étagères ! Génial, fou, incroyable, surréaliste, rayez la mention inutile...

Le sourire

Une telle performance paraissait impensable il y a encore quelques mois. Woods lui-même était d'un sombre pessimisme en septembre dernier : «Je ne fais rien qui puisse concerner mon golf... Je ne sais pas ce que le futur me réserve...», regrettait-il alors. Six mois plus tard, son immense sourire après avoir enquillé un putt tout aussi gigantesque sur le 71e trou de sa semaine pour pointer à un coup de la tête en disait très long.

Ce sourire, ce n'était pas celui du carnassier mangeur de trophée. Enfin pas seulement. C'était celui du pur joueur, du compétiteur ne vibrant -ne vivant- qu'à travers cette adrénaline du trophée en ligne de mire enfin retrouvée. C'était le signe tant attendu qui répondait à une question aussi simple qu'épineuse : oui, Tiger Woods a de nouveau les moyens de gagner au plus haut niveau. Oui le Tigre a toujours ce feu en lui, même à 42 ans.

Errements pardonnables

Évidemment on peut regretter les quelques micros détails qui séparent Woods d'un 80e titre sur le PGA Tour. Sûr qu'on aurait aimé voir des coups de fer un peu plus incisifs ce dimanche. Forcement ce par 5 du 14 attrapé en deux grâce à des shots « à la Tiger » méritait mieux qu'un trois putts pour par. Vrai qu'on a du mal à s'imposer avec 32 putts le dimanche malgré 14 greens touchés en régulation.

Ce genre d'errement aurait été vivement critiquable si le Tigre n'avait pas eu seulement trois tournois dans les pattes depuis sa reprise. Car on parle bien là d'une progression éclair : 23e – cut manqué – 12e – 2e. On parle bien là d'un joueur qui apprend encore à maîtriser un dos aux vertèbres soudées... On parle bien là des prémices d'un comeback comme peut-être rarement l'histoire du golf en aura été témoin.


Tic tac...Tic tac...

Vient donc naturellement LA question qui tue : Tiger Woods peut-il emporter le prochain Masters ? Pour sûr la santé de son golf permet de donner corps à ce genre de fantasme. Et on n'omet pas dans la balance sa connaissance et son affinité pour le parcours d'Augusta jouant en sa faveur, tout autant que ses quatre vestes vertes. Mais - eh oui encore un mais – ce serait oublier une autre réalité : Tiger est loin d'être le seul prétendant en forme.

À vrai dire, c'est déjà une très bonne chose que Woods puisse enfin pleinement faire partie de cette caste des très sérieux prétendants. Ce n'était clairement pas le cas il y a un mois. Et maintenant quoi ? Place à l'Arnold Palmer Invitational cette semaine, lieu de huit de ses succès passés. Place à un nouveau potentiel rugissement. Place peut être à un trophée qui rendrait fou n'importe quel observateur en amont d'Augusta. Place à un compte à rebours débordant de promesses d'ici début avril.

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