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E-Prix de Zurich : Lucas Di Grassi succède à Fangio

Vainqueur du E-Prix de Zurich, dimanche, le Brésilien Lucas Di Grassi a gagné la première course organisée sur circuit en Suisse, depuis le Grand Prix de Berne de F1 en 1954, qui avait été remporté par l'Argentin Juan-Manuel Fangio.

Il y avait deux pilotes au-dessus du lot, dimanche dans les rues de Zurich pour le premier E-Prix de l'histoire en Suisse : Lucas Di Grassi (Audi) et Jean-Eric Vergne (Techeetah). Mais ils n'ont pas connu la même fortune.

Parti sixième, Di Grassi s'est finalement emparé du commandement sur la Jaguar de Mitch Evans au 18e tour. Plus personne n'allait empêcher le Brésilien de gagner une course historique : la première épreuve automobile sur circuit en Suisse, depuis le Grand Prix de Berne de Formule 1 en 1954. L'année suivante, un dramatique accident aux 24 Heures du Mans de 1955 tuait plus de 80 spectateurs et la Suisse avait, depuis, interdit toute course automobile sur piste dans le pays. La Formule électrique faisait donc exception pour la première fois, dimanche. D'une certaine façon, Di Grassi succède ainsi au «palmarès» à Juan Manuel Fangio, vainqueur à Berne en 1954. Le Brésilien est un habitué de ce genre d'honneurs : il avait déjà gagné, il y a trois ans, le premier E-Prix organisé dans les rues de Paris, autour de l'hôtel des Invalides.

Jean-Eric Vergne a été plus malheureux. Aux essais d'abord, où de manière inexpliquée en qualifications, le Français n'est pas parvenu à rééditer ses chronos des séances libres. Le leader du championnat s'était donc élancé depuis la 17e place sur la grille de départ, tandis que son dernier adversaire au championnat, Sam Bird sur la DS Virgin, était placé en deuxième ligne. Mais en course, «JEV» avait retrouvé tout son allant et commençait par passer Stéphane Sarrazin devant lui, au départ. Puis Da Costa, Lynn, Heidfeld, Prost, D'Ambrosio entre autres, faisaient les frais de sa remontée. Le pilote Techeetah était aussi brillant à dépasser ses adversaires qu'il l'est habituellement à défendre sa position quand il est en tête !

Vergne était aussi brillant à redoubler ses adversaires qu'il l'est à défendre sa position quand il est en tête !

Peu avant la mi-course et le changement de voiture, Jean-Eric Vergne était donc septième. Mais une neutralisation de la course sous «full course yellow» (tout le tracé est placé sous drapeau jaune à vitesse réduite) pour évacuer enfin un aileron sur la piste, a ensuite tout bousculé.

A la relance, Vergne, comme avec lui Evans, Lotterer, Buemi et Lopez, était placé sous enquête des commissaires pour vitesse excessive pendant ce «full course yellow». Pendant un tour, il est pourtant resté le seul à échapper au «drive through» de pénalité (passage par les stands) et s'est ainsi retrouvé propulsé à la troisième place ! Une opportunité de courte durée... Lui aussi contraint de repasser par la «pit lane», Vergne était rejeté hors du top 10 (12e), repartait à l'assaut et arrachait finalement un maigre point comparé aux dix-huit inscrits par Sam Bird, deuxième «avec un peu de chance», admettait l'Anglais. Au classement du championnat, le pilote de DS Virgin ne compte plus que 23 points de retard sur Vergne, avant les deux courses finales à New-York, les 14 et 15 juillet. Titre en jeu. Il en comptait quarante avant Zurich.

Vergne : « Je suis toujours devant »

A l'arrivée du E-Prix de Zurich, Jean-Eric Vergne ne cachait pas sa déception : «La voiture volait, en course ! Je ne sais plus combien j'ai doublé et redoublé de voitures. Tout allait bien jusqu'au changement de monoplace. Puis, quand je suis passé dans la seconde voiture, quelque chose n'a pas fonctionné dans le stand. Elle n'était pas sur la bonne position : elle s'est mise en erreur, j'ai perdu du temps pour faire un «reset complet» avant de pouvoir repartir (à la neuvième place). Ensuite, cette pénalité est arrivée, je ne sais pas pourquoi ; j'ai procédé comme d'habitude sous le «full course yellow». C'est dommage car la voiture était tellement rapide que j'aurais pu finir devant Sam (Bird) et augmenter encore un peu mon avance au championnat au lieu de perdre 17 points sur lui. Mais je suis encore devant ! Et croyez-moi, avec la colère qui anime le team Techeetah-Renault, aujourd'hui, certains devraient avoir déjà peur de notre réaction, à New York ! Je ne comprends toujours pas ce qui s'est passé lors des qualifications : comment une voiture aussi rapide (Lotterer qui était en lutte pour le podium avant sa pénalité l'a prouvé aussi, ndlr) a pu se retrouver aussi lente en qualifications. Mais on va trouver pourquoi et lors des deux courses à New York, on va se battre».

Vergne : «Tout est arrivé en même temps»

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