F1

Les temps forts de la saison 2017 de F1

La saison 2017, qui s'est terminée dimanche à Abu Dhabi, n'a pas été parfaite, mais elle a tout de même réservé quelques coups d'éclat. En voici une liste non exhaustive.

Formule 1 - Fabrice Bosset - La saison 2017 a couronné Lewis Hamilton et Mercedes. (Reuters)

La saison 2017 a couronné Lewis Hamilton et Mercedes. (Reuters)

Bottas ouvre son compteur à Sotchi

Arrivé chez Mercedes pour prendre la succession du champion du monde en titre, Nico Rosberg, parti à la retraite, Valtteri Bottas a rapidement pris ses marques dans le grand bain. Un podium en Australie, un autre à Bahreïn, et une première victoire en F1 en Russie. A Sotchi, le Finlandais a parfaitement profité de la très longue ligne droite avant le premier virage pour prendre le meilleur sur les deux Ferrari, installées en première ligne. Il a ensuite connu une course assez tranquille, seulement mis sous pression par Sebastian Vettel dans les derniers tours. Après 81 Grands Prix, le Finlandais rejoint donc le cercle des vainqueurs en F1. Il a renoué avec le succès en Autriche deux mois plus tard, avant que ses performances ne baissent lentement mais sûrement dans la seconde moitié de saison.

Duel au sommet en Catalogne

Avant d'arriver en Espagne, Lewis Hamilton est dominé au Championnat par Sebastian Vettel, vainqueur de deux des trois premières courses de la saison (Australie et Bahreïn). Mais, au terme d'un duel intense sur le circuit catalan, le Britannique a réussi à battre l'Allemand, se relançant au Championnat. Cette 55e victoire en F1 ne fut pourtant pas la plus facile pour le pilote Mercedes, qui a dû s'employer du début à la fin pour s'imposer. Surpris au départ par son rival, Hamilton a dû compter sur son talent, mais aussi sur la bonne stratégie de son écurie, et sur le coup de son main de son coéquipier, qui a ralenti Vettel durant quelques tours. Il a aussi été aidé par le DRS pour dépasser la Ferrari à 23 tours de l'arrivée. Ses gommes tendres ont ensuite tenu pour lui permettre de monter sur la plus haute marche du podium.

Alonso zappe Monaco

Alors qu'il aurait pu profiter d'un tracé où le déficit du moteur Honda n'aurait pas été trop pénalisant, Fernando Alonso a fait le choix de ne pas participer au GP de Monaco. L'Espagnol a préféré tenter sa chance sur une autre course mythique, les 500 Miles d'Indianapolis. Cet exil temporaire de l'autre côté de l'Atlantique était la preuve de sa défiance envers le projet McLaren-Honda, mais aussi de ses envies d'ailleurs. Et, loin de la F1, le double champion du monde a retrouvé le contact avec les fans, le goût du pilotage, en même temps que la sensation de mener une course. Le rookie s'est en effet retrouvé en tête à plusieurs reprises, et il était encore dans le groupe des leaders lors de son abandon, à 21 tours de l'arrivée. Comble de l'ironie, c'est son moteur Honda qui l'a lâché, comme si souvent en F1.

Bakou, un Grand Prix fou, fou, fou!

Les organisateurs du GP d'Azerbaïdjan ont dû être ravis du déroulement de l'épreuve cette saison. Cela faisait en effet des années qu'une course n'avait pas connu autant de rebondissements, sur un circuit, qui plus est, a priori peu propice au spectacle. Dix tours derrière la voiture de sécurité, un drapeau rouge au 22e tour le temps de nettoyer la piste ; un accrochage entre Sergio Perez et Esteban Ocon qui élimine les deux Force India ; Sebastian Vettel qui met un coup de volant à Lewis Hamilton car il estime que l'Anglais a freiné trop fort derrière la safety car ; un stop & go pour l'Allemand, sanctionné pour ce mauvais geste ; Hamilton qui doit rentrer aux stands pour remettre son tour de cou. Avec, au final, une victoire inespérée pour Daniel Ricciardo, qui était pourtant 17e au bout de six tours. Et on a failli oublier : un podium pour le rookie Lance Stroll avec sa Williams.

Hamilton triomphe à Silverstone

La relation amour-haine entre Lewis Hamilton et le public britannique a connu un nouvel épisode à Silverstone. Tout a commencé la semaine précédente, lorsque le pilote Mercedes a zappé la grand-messe organisée par Liberty Media à Londres, soi disant pour se reposer. Une absence remarquée qui ne fut pas appréciée du tout par le public anglais. Mais que Hamilton a réussi à faire oublier quelques jours plus tard. A Silverstone, il a tout d'abord signé une superbe pole le samedi, avant d'enchaîner avec un Grand Chelem (meilleur tour, victoire et en tête de bout en bout) le dimanche. Et il a fêté son succès en communiant avec son public, telle une rock star. Une célébration qui a quelque peu retardé le protocole de la FIA, et contraint les deux Finlandais Valtteri Bottas et Kimi Räikkönen à attendre le vainqueur en conférence de presse.

Vettel perd gros à Singapour

Si Sebastian Vettel n'a pas été sacré champion du monde, ce n'est pas uniquement à cause de ce fameux départ du GP de Singapour, mais ça a joué, sans aucun doute. Sur le plan comptable déjà, puisqu'en abandonnant avant la fin du premier tour, l'Allemand a encaissé un douloureux 25-0 face à Lewis Hamilton. Psychologiquement également, Vettel a perdu le fil en Asie. En voulant boucher le passage à Max Verstappen alors que le Néerlandais n'était pas un danger au Championnat, l'Allemand s'est trompé de cible, et a laissé le Britannique filer vers la victoire. Une preuve de la nervosité du quadruple champion du monde en cette fin de saison, alors qu'il venait de se faire humilier par Hamilton à Monza. Parti de Singapour avec 28 points de retard, Vettel n'a jamais pu rattraper son rival.

Verstappen s'éclate à Sepang

Malchanceux durant les deux tiers de la saison (sept abandons lors des 14 premières courses), Max Verstappen a enfin été lâché par sa scoumoune en Malaisie. Au lendemain de son 20e anniversaire, le prodige néerlandais a signé la seconde victoire de sa carrière, près d'un an et demi après sa première, en Espagne. Et celle-ci, il ne la doit qu'à son talent. Certes, Verstappen a profité des déboires des Ferrari (Vettel parti dernier, abandon de Räikkönen avant le départ), mais il a réussi un très beau dépassement sur Lewis Hamilton au 4e tour pour prendre la tête. Et s'est ensuite envolé devant le futur champion du monde, dominé de 12". Moins d'un mois plus tard, le Néerlandais s'est encore imposé, au Mexique, histoire de donner à sa saison une teinte encore un peu plus colorée.

Hamilton, 9e mais champion

Il rêvait sans doute d'un autre résultat pour coiffer sa quatrième couronne mondiale, mais Lewis Hamilton a su se contenter d'une 9e place au Mexique, son plus mauvais résultat de la saison. L'essentiel était ailleurs pour l'Anglais, devenu l'égal de Sebastian Vettel et Alain Prost avec quatre titres. Un accrochage avec son rival Sebastian Vettel, dès le virage 3, a ruiné ses chances de victoire, à cause d'une crevaison. Mais les deux hommes se retrouvant relégués à la fin du peloton, cela n'a rien changé dans la lutte pour le sacre. Si l'Allemand, au prix d'une superbe remontée, a fini au pied du podium, ce n'était pas suffisant pour faire durer encore un peu plus le suspense. A côté du trio de tête (Verstappen-Bottas-Räikkönen), Hamilton a donc fêté son titre devant un très bouillant public mexicain. Le roi était anglais cette saison.

Qu'est-ce qui vous a le plus marqué cette saison?

La première victoire de Bottas
 
 
Le duel Hamilton-Vettel en Espagne
 
 
L'absence d'Alonso à Monaco
 
 
Le GP d'Azerbaïdjan
 
 
Le triomphe de Hamilton à Silverstone
 
 
L'accident du départ à Singapour
 
 
La victoire de Verstappen en Malaisie
 
 
Le 4e titre mondial de Hamilton
 
 
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