F1

Le carnet de notes de la saison 2017

Qui a brillé en 2017, qui s'est loupé ? Retrouvez notre carnet de notes de la saison... avec plus ou moins de bonne foi.

Formule 1 - Fabrice Bosset - Esteban Ocon, la révélation de la saison. (S.Mantey/L'Equipe)

Esteban Ocon, la révélation de la saison. (S.Mantey/L'Equipe)

Lewis Hamilton (Mercedes) : 18/20

Lewis Hamilton, champion du monde pour la quatrième fois de sa carrière, est logiquement le pilote qui obtient la meilleure note. Mais pas de 20/20 pour l'Anglais, qui n'a pas été parfait, même s'il a peut-être connu la plus belle année de sa carrière. Avec 363 points, neuf victoires, 11 poles et 13 podiums, le pilote Mercedes a dominé les débats, mais a longtemps été devancé par Sebastian Vettel. Après la pause estivale, l'Allemand a néanmoins lâché prise, laissant filer Hamilton vers sa quatrième couronne. En point d'orgue de son année, son duel avec Vettel à Barcelone, son cavalier seul au Canada, son triomphe sur et en dehors de la piste à Silverstone, son succès en terre ferrariste, à Monza, et ses cinq victoires en six courses, entre la Belgique et les Etats-Unis, qui ont assommé son rival allemand. Reste qu'il a été titré sur une maigre 9e place au Mexique, ce qui a tout de même dû lui rester un peu en travers de la gorge.

Esteban Ocon (Force India) : 16/20

Pour sa première saison complète en F1, Esteban Ocon a rempli son contrat. Le Français a presque atteint son objectif élevé de 100% de top 10, manquant les points seulement deux fois, à Monaco (12e) et au Brésil (abandon après un accrochage avec Romain Grosjean). Et il a quasiment fait jeu égal avec son coéquipier, Sergio Perez, pourtant bien plus expérimenté. A six reprises, il a même fini devant le Mexicain, et n'est devancé au Championnat que de 13 points (100-87). A son crédit, on peut ajouter deux cinquièmes places avec sa monoplace rose, en Espagne et au Mexique. Seul point noir, ses accrochages à répétition avec Perez (Canada, Azerbaïdjan, Hongrie et Belgique) qui ont entaché la réputation des deux pilotes, et contraint les dirigeants de Force India à leur interdire de se battre en course.

Max Verstappen (Red Bull) : 15/20

Max Verstappen a vécu deux saisons en une. La première a duré les deux-tiers de l'année, jusqu'à Singapour, et elle fut marquée par sept abandons en 14 courses, majoritairement indépendants de sa volonté. Le Néerlandais a quasiment connu tous les déboires possibles au volant de sa Red Bull, avec en exergue le départ du GP de Singapour où il a été pris en sandwich par les deux Ferrari. Mais sa mauvaise fortune a soudainement pris fin dans la cité asiatique. Lors des 14 premières courses, le Néerlandais a inscrit 68 points, et lors des cinq suivantes, 90. Vainqueur en Malaisie et au Mexique, Verstappen a été récompensé pour sa patience, et son calme, quand tout allait contre lui. Et Hamilton a fait de lui un de ses principaux rivaux pour le titre en 2018.

Sebastian Vettel (Ferrari) : 14/20

En partant en vacances après la Hongrie avec 14 points d'avance sur Lewis Hamilton, Sebastian Vettel devait sans doute imaginer que cette saison 2017 était la sienne. Et sa déception doit être à la hauteur de ses espoirs, immense. En quelques courses après la pause estivale, l'Allemand a perdu toute son avance et l'occasion de coiffer une 5e couronne mondiale. Par la faute de son écurie, qui a cruellement manqué de fiabilité dans le money time, mais aussi par la sienne, car il a manqué de calme et de self-control. L'accrochage au départ à Singapour, où Vettel s'est focalisé sur Max Verstappen alors qu'il ne représentait pas un danger au Championnat, en est le meilleur exemple. Alors, certes, il reste au crédit de l'Allemand cinq victoires, quatre poles et 13 podiums, ce qui n'était pas arrivé à un pilote de la Scuderia depuis 2010. Mais il doit aussi lui rester un léger goût amer dans la bouche...
Hamilton - Vettel (Reuters)
Hamilton - Vettel (Reuters)

Carlos Sainz (Toro Rosso puis Renault) : 14/20

Carlos Sainz est un des rares pilotes à progresser saison après saison depuis son arrivée en F1 en 2015. Quinzième pour sa première année (18 pts), 12e en 2016 (46 pts), l'Espagnol a terminé 9e de ce Championnat (54 pts), disputé dans deux écuries différentes. Jusqu'au Japon, le fils de Carlos Sainz était le leader de Toro Rosso, et il a plutôt bien assumé ce statut, avec neuf top 10, dont une sixième place à Monaco. C'est sûrement pourquoi Renault, déçue par Jolyon Palmer, a accéléré son arrivée qui devait initialement avoir lieu en 2018. Sainz a donc été transféré dans l'écurie française dès le GP des Etats-Unis, où il a obtenu une encourageante 7e place. Dans une équipe qui progresse également, l'Espagnol sera néanmoins un peu plus sous pression en 2018 et devra répondre à des attentes plus élevées.

Lance Stroll (Williams) : 13/20

Arrivé en F1 avec une réputation de fils à papa, ce qu'il est malgré tout, Lance Stroll peut être satisfait de sa première saison avec Williams. Débarqué quasiment de nulle part, porté par les milliards de son père, le Canadien a prouvé qu'il avait sa place en F1, quoi qu'en pensent ses détracteurs. Le rookie a même réussi à faire jeu égal, ou presque, avec son coéquipier Felipe Massa (43 pts à 40). Peut-être que dans une écurie plus performante, la différence de niveau aurait été plus importante, mais chez Williams, difficile de dire qui a fait mieux que l'autre. Peut-être est-ce même Stroll, qui a offert à l'écurie anglaise son unique podium de la saison, à Bakou (3e). Le Canadien est également devenu le plus jeune pilote à partir en première ligne, à 18 ans, 10 mois et 5 jours, au GP d'Italie.

Valtteri Bottas (Mercedes) : 13/20

En succédant au champion du monde en titre chez Mercedes, Valtteri Bottas allait forcément souffrir de la comparaison. Le Finlandais ne pouvait pas faire mieux que Nico Rosberg. Mais dans la première moitié de saison, on a bien cru qu'il avait tout pour être plus qu'un simple faire-valoir de Lewis Hamilton. Avec notamment ses deux premières victoires en F1, à Sotchi puis Spielberg, Bottas est longtemps resté dans le sillage du duo Vettel-Hamilton. Et puis il a peu à peu lâché prise, montrant ce qui le sépare encore d'un champion du monde. Peut-être grisé par ses résultats, l'ancien pilote Williams a connu un trou d'air en octobre, eu égard aux qualités de sa monoplace, en manquant le podium à trois reprises (Malaisie, Japon, Etats-Unis). La différence de niveau avec son coéquipier s'est faite de plus en plus criante, notamment au GP du Brésil, où Bottas, parti en pole, a fini avec seulement 2" d'avance sur Hamilton, parti des stands. Mais il a fini sur une bonne note en s'imposant à Abu Dhabi...
(Reuters)
(Reuters)

Renault : 11/20

Petit à petit, Renault se rapproche de ses objectifs de podium, mais la route est encore longue pour l'écurie, redevenue 100% française en 2016. Après avoir terminé 9e du Championnat la saison dernière avec seulement 8 points, Renault a franchi un premier palier en 2017 en réintégrant le milieu du tableau (6e avec 57 points). Point positif, elle s'est trouvée un leader avec Nico Hülkenberg, qui a fini huit fois dans le top 10 malgré une monoplace toujours loin des meilleures. Mais elle a dû composer avec un Jolyon Palmer très médiocre pendant 80% de la saison. Le Britannique, une erreur de casting, a finalement été remplacé par Carlos Sainz, qui a trouvé sa place en quelques courses seulement. Ce duo Hülkenberg-Sainz apparaît comme l'un des plus détonnants du paddock, il devra le confirmer en 2018.

Williams : 10/20

Après avoir été sur le podium en 2014 et 2015, profitant de l'arrivée des moteurs hybrides et des performances de son bloc Mercedes, Williams n'a cessé de dégringoler depuis. Cinquième avec 138 points en 2016, l'écurie anglaise a conservé cette position cette saison, mais avec beaucoup moins de points (83). La faute à un châssis en deça de la concurrence, malgré l'apport du moteur allemand. Williams n'a signé qu'un seul podium en 20 courses, à Bakou grâce à son rookie Lance Stroll. Vingt top 10 au total sont à mettre au crédit des pilotes (13 pour Felipe Massa, sept pour le Canadien), c'est bien trop peu pour espérer concurrencer les trois écuries de tête. Et même Force India s'est envolée, à la 4e place du Championnat, marquant plus du double de points que l'écurie anglaise, qui va devoir sérieusement travailler l'hiver prochain pour relancer la machine.

Haas : 9/20

Certes, Haas F1 Team a progressé cette saison par rapport à 2016. L'écurie américaine a même quasiment doublé son capital points (47-29). Mais il est malgré tout difficile de tirer un bilan positif de cette année. En cause, la lente mais certaine baisse de niveau enregistrée tout au long des 20 courses. Après un premier tiers plutôt encourageant (quatre top 10 pour Romain Grosjean, deux pour Kevin Magnussen), la suite a été plus compliquée, et le manque de développement de la VF-17 s'est révélé criant. Tandis que Renault voyait sa courbe de performances évoluer positivement, celle de Haas avait plutôt tendance à baisser. Et la fin de saison n'a pas vraiment été flamboyante, malgré quelques top 10 éparpillés par-ci, par-là. Finalement, l'écurie américaine s'est presque plus faite remarquer pour le comportement en piste de son pilote danois que pour ses performances.
(J.Prevost/L'Equipe)
(J.Prevost/L'Equipe)

McLaren : 6/20

A ceux qui pensaient que McLaren était repartie sur une pente ascendante après sa catastrophique saison 2015 (9e avec 27 points), l'écurie anglaise, et son motoriste japonais Honda, ont prouvé que le léger mieux observé en 2016 n'était qu'un faible feu de paille. L'année 2017 (9e avec 30 pts) a été dramatique pour Fernando Alonso et Stoffel Vandoorne, victime à eux deux de 15 abandons (10 pour l'Espagnol, 5 pour le Belge), d'une quantité innombrable de places de pénalité sur la grille, et dont le meilleur résultat aura été une 6e et une 7e place. Le moteur Honda n'a malheureusement pour eux guère progressé en trois saisons, et l'arrivée de Renault comme motoriste en 2018 sonne comme la fin de la galère pour McLaren. Car le châssis anglais possède des qualités qu'il a pu démontrer sur des circuits plus sinueux, comme la Hongrie (Alonso 6e) ou Singapour (Vandoorne 7e). L'écurie d'Eric Boullier a donc peut-être fini de manger son pain noir. On a dit peut-être...

Daniil Kvyat (Toro Rosso) : 5/20

Lentement mais sûrement, Daniil Kvyat a poursuivi sa descente aux enfers cette saison. Dominé dans les grandes largeurs par Carlos Sainz pendant les deux tiers du Championnat (neuf top 10 à deux, 48 points contre 4), le Russe s'est seulement fait remarquer par ses accrochages à répétition en piste. "La Torpille", surnom donné par Sebastian Vettel en 2016, a notamment heurté son coéqupier à Silverstone, provoquant l'abandon de l'Espagnol. Il en a fait de même en Autriche avec Max Verstappen. A cause de son manque de résultats, et de sa dangerosité, le Russe a été remplacé par Pierre Gasly à partir de la Malaisie, mais il est revenu pour une pige à Austin quand le Français était au Japon pour la Super Formula. Malgré un CV difficile à assumer, Kvyat est tout de même apparu dans la liste des candidats potentiels au remplacement de Felipe Massa chez Williams.
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