Le million de rêves d'Hannibal
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Hannibal Mejbri chez lui avec ses parents. (B. Desprez/L'Equipe)
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Le million de rêves d'Hannibal Mejbri, futur joueur de Monaco

Aujourd'hui à Clairefontaine, le prometteur Hannibal Mejbri a été recruté à prix d'or par Monaco, qu'il rejoindra cet été. Sa famille doit gérer au mieux la pression qui l'entoure depuis son enfance. Et qui illustre les enjeux de plus en plus grands autour des jeunes joueurs, auxquels L'Equipe consacre une enquête.

Alban Traquet

Aujourd'hui à Clairefontaine, le prometteur Hannibal Mejbri a été recruté à prix d'or par Monaco, qu'il rejoindra cet été. Sa famille doit gérer au mieux la pression qui l'entoure depuis son enfance. Et qui illustre les enjeux de plus en plus grands autour des jeunes joueurs, auxquels L'Equipe consacre une enquête.

C'est un prénom qui claque. Hannibal. Comme le célèbre général carthaginois qui traversa les Pyrénées et les Alpes (au IIIe siècle avant J.-C.) «pour aller défier Rome», rappelle fièrement son père, Lotfi, un ancien militaire féru de littérature, aujourd'hui commerçant. C'est une coupe de cheveux, aussi : une tignasse frisée, qui rappelle celle de David Luiz, le défenseur de Chelsea. Déjà une marque de fabrique pour cet ado qui a grandi à Paris, quartier Gambetta (XXe arrondissement), avec ses deux frères et sa sœur, dans une famille d'origine tunisienne stricte et laborieuse.

Mais Hannibal Mejbri, bientôt quinze ans, c'est surtout un jeune milieu prometteur, très tôt courtisé et convoité par les plus gros clubs d'Europe. Une «pépite» qui termine sa deuxième année à Clairefontaine et qui rejoindra Monaco le 30 juin prochain. Le fruit d'un projet collégial et d'une transaction exceptionnelle.

Langues liées, question tabou

Car l'ASM a payé une somme hors norme pour attirer le jeune meneur de jeu, en marge de l'accord conclu entre le club et la famille. Grâce à un coup de poker paternel, réussi au début de l'été dernier. Très demandé, Hannibal était le dernier de sa promotion, à Clairefontaine, à ne pas encore avoir signé dans un club pro. Circonspect, son père avait interrogé d'autres parents : faut-il négocier une prime à la signature ? Et si oui, combien ? Les langues étaient liées ; la question, tabou. Face à l'insistance d'un poids lourd de Premier League (que son fils aurait pu rejoindre à seize ans), le commerçant a platement tenté sa chance, en annonçant un tarif : «Je connais le potentiel de mon...

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