Rome à en mourir
issu du magazine
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En 1974, la Lazio de Cecco remporte son premier Scudetto.
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La Lazio et l'AS Rome unies par les destins tragiques de Re Cecconi et Di Bartolomei

À la veille de Lazio-Roma, retour sur le destin de Luciano Re Cecconi et Agostino Di Bartolomei, deux légendes des clubs rivaux mortes d'un coup de flingue, liées pour l'éternité dans un jardin public de Rome.

À la veille de Lazio-Roma, retour sur le destin de Luciano Re Cecconi et Agostino Di Bartolomei, deux légendes des clubs rivaux mortes d'un coup de flingue, liées pour l'éternité dans un jardin public de Rome.

Vous n'irez jamais au parc Villa Lais. À Rome, les visiteurs ne s'aventurent pas sur la Via Tuscolana. Là où commence la périphérie. Ses boutiques de téléphonie mobile et les cornetterie aux odeurs de sucre. Ce dimanche après-midi d'hiver, le jardin public est vide, ou presque. Une bagarre éclate entre deux chiens. Des ados discutent sur une balançoire. Autour, quelques graffitis : «Ultras Lazio liberi», «Forza Roma», «Odio Napoli» (je hais Naples). Au milieu du parc, deux allées se croisent : les viale Luciano Re Cecconi et Agostino Di Bartolomei. La municipalité a décidé en 2003 que ces deux joueurs de la Lazio et de la Roma se tiendraient compagnie. Les jeunes qui zonent sur un banc et surveillent le score des matches de 15 heures connaissent-ils l'histoire de «Cecco» et «Diba» ? Rien n'est moins sûr. La ville a pourtant gravé sur du marbre le nom des deux calciatori au destin tragique. Deux légendes de son football, tuées par un flingue.

Au premier regard, tout sépare Re Cecconi de Di Bartolomei. À la Lazio, Cecco est surnommé «Angelo biondo», avec sa gueule pas possible, à la Jean-Pierre Rives. Sur un visage taillé en V, sa tignasse translucide semble voler sur le terrain. Le «Roi» Cecconi est un milieu récupérateur besogneux, dur au mal. En 1974, il est le grand artisan du premier Scudetto remporté par la Lazio. Une équipe de voyous remontée en Serie A un an plus tôt. De 1972 à 1977, il deviendra un des mythes du club biancoceleste, faisant dire trente ans plus tard au capitaine Cristian Ledesma : «Chaque milieu de terrain de la Lazio, tôt ou tard, sera comparé à lui. Il fut le joueur le plus généreux, le plus aimé, et, hélas, le plus malchanceux.» Tué à...

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