Gourvennec : «Brutal et violent»
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Jocelyn Gourvennec, rencontré à l'hôtel Molitor de Paris, vendredi. (A. Mounic/L'Equipe)
Foot L1 Bordeaux

Jocelyn Gourvennec (ex-entraîneur de Bordeaux) : «Brutal et violent»

L'ancien entraîneur bordelais est revenu sur les circonstances de son départ des Girondins au début de l'année.

L'ancien entraîneur bordelais est revenu sur les circonstances de son départ des Girondins au début de l'année.

Muet depuis le 18 janvier et son éviction du poste d'entraîneur des Girondins, Jocelyn Gourvennec réapparaît sur la scène médiatique. Vendredi matin, à l'heure du petit déjeuner, et avant d'assister à l'entraînement de l'équipe de basket de Nanterre, il a évoqué durant une heure les conditions de son départ, ses regrets, ses frustrations, ses erreurs et ses envies.

«Trois mois après, comment allez-vous ?

Très bien. Mais quand ça arrive, c'est brutal et violent. Le départ s'est malgré tout fait proprement. J'ai discuté avec des collègues qui ont vécu la même chose mais avec, derrière, procédure et compagnie. Cela n'a pas été le cas à Bordeaux. Un accord fut vite trouvé.

Comment avez-vous appris votre éviction ?

Le 18 (janvier), avant l'entraînement, je suis reçu cinq minutes par M. de Tavernost (président du directoire de M 6, propriétaire du club). Ce fut très courtois et cordial. Je me suis exprimé en disant que je pensais que c'était une erreur. La décision était prise. J'ai demandé aux dirigeants de pouvoir saluer les joueurs avant la séance. Voilà, c'était terminé.

Vous parlez de violence, mais elle se traduit comment ?

Tous les sentiments se mêlent. On est en colère, déçu, triste. Il y a de la culpabilité. Après, il y a une phase d'analyse. Voir ce qui a fonctionné, pas fonctionné. Ne pas se cacher les choses. On s'est revus avec mon staff au bout d'un mois et demi pour mettre les choses à plat... Faire un bilan et se projeter. Essayer de parler le plus librement de ce qu'on a ressenti.

On va revenir sur le 18 janvier. Durant de longues semaines, vous avez été soutenu par les dirigeants. Cinq jours avant, vous gagnez à Troyes (1-0), et on se dit que c'est reparti. Le 16, contre Caen, vous êtes sur le point de prendre un point quand un de vos joueurs, Paul Baysse, craque, provoque un penalty et prend un rouge... Et vous perdez (0-2). Avec un match nul, seriez-vous toujours là ?

Très certainement. Il y a eu une longue période de mauvais résultats avec des sursauts. Mais ça ne durait pas. Malgré tout, la direction m'a maintenu sa confiance. En janvier, au retour de la trêve, le groupe est mieux. On avait décidé de réoxygéner l'effectif avec le mercato. Baysse et Meïté arrivent. Pablo est de retour de

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