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Les cinq commandements du tatouage de footballeur

L'arrivée de Philippe Coutinho au Barça devrait réveiller l'intérêt du vestiaire pour l'un des sujets majeurs dans la vie des footballeurs : le tatouage. Le Brésilien en est un ambassadeur de choix et exhibe quelques incontournables, conformément aux cinq commandements du tatoué. Que voici.

Football - BLACHIER Grégory - Quand tu partages le même dess(e)in. (Tim Groothuis//Presse sports)

Quand tu partages le même dess(e)in. (Tim Groothuis//Presse sports)

1. Ta famille tu aimeras

Elles sont nombreuses, les histoires de footballeurs partis très jeunes chercher fortune loin de la maison. Ceci explique peut-être pourquoi ils manifestent par tous les moyens, dont le tatouage, leur attachement à la famille. Parfois les parents, comme Mario Balotelli. Plus souvent les enfants.

Since the moment I arrived in Liverpool , me and my family have been made to feel so welcome and have made so many friends. On the pitch and off the pitch, we have experienced the beauty of this club and its fans. In turn, I hope I have delivered memories and moments that have brought happiness to the Liverpool supporters. Moving to Liverpool, I knew the club's greatness and history but what I did learn during my time was the unique heart and soul of the place. It has its own personality and character. I leave Liverpool because Barcelona is a dream for me. Liverpool was a dream that I was fortunate enough to realise and I have given five years of my life to it. A career on the pitch only lasts for so long and to play for Barcelona as well as Liverpool is something I want to experience and enjoy while I am blessed enough to be able to do so. I hope the supporters understand that choosing to experience something new is not about diminishing their importance to me or the club's importance. Nothing will ever diminish that in my heart. I wish Jürgen and the team nothing but joy and success for the rest of this season and beyond. This is an amazing team and they are getting better and better all the time. There are too many people I want to thank, but I cannot name everyone individually. To all the amazing club staff who have been part of my life in Liverpool - I will miss you. To the owners, whom have tried so hard to bring success, and to the football recruitment staff for showing faith in me to bring me here and rewarding me during that journey, and to my incredible teammates, past and present, who have helped me grow and improve as a player and a person, I would like to say thank you to you all. Anything I have achieved here would not have been possible without you. And finally, to the most important people of Liverpool - the Liverpool supporters. I can never thank you enough for what you have given me during this time and no matter where I go in the world, for the rest of my life, I will always cherish Liverpool in my heart. You, the club and the city will always be a part of me. You'll Never Walk Alone. Philippe.

Une publication partagée par Philippe Coutinho (@phil.coutinho) le 8 Janv. 2018 à 2 :25 PST

On ne compte donc plus ceux qui portent le nom et la date de naissance de leur(s) enfant(s), comme Kevin-Prince Boateng, par exemple. D'autres vont plus loin : Lionel Messi s'est fait tatouer l'empreinte des mains de son fils Thiago sur le mollet ; Philippe Coutinho, lui, porte le visage de sa fille, rien que ça.

2. Ta géo tu réviseras

Etre né quelque part, pour celui qui est né, c'est toujours un hasard. Ryan Giggs et Jari Litmanen, génies de sélections médiocres, ont longtemps dû maudire l'oracle Leforestier. Wayne Rooney, lui, s'affiche «English and proud» sur une épaule. Car le footballeur aime à honorer sa ville, ses origines ou ses terres d'adoption. Bref, là d'où il vient, là où il est, jamais totalement par hasard.

Pierre-Emerick Aubameyang, l'Afrique au corps. (Uwe Speck/WITTERS/PRESSE SPORT/PRESSE SPORTS)
Pierre-Emerick Aubameyang, l'Afrique au corps. (Uwe Speck/WITTERS/PRESSE SPORT/PRESSE SPORTS)

Maître en la matière, Pierre-Emerick Aubameyang arbore dans le dos une immense carte de l'Afrique avec une étoile pour le Gabon, pays de ses aïeux pour lequel joue le natif de Laval ; Marek Hamsik, lui, a plutôt choisi d'encrer son histoire d'amour avec Naples, ville où il règne depuis dix ans.

3. Ta devise tu reliras

Ce pourrait être «l'important c'est le trois points» ou «on prend les matches les uns après les autres». Mais non, les footballeurs sont bien plus inspirés lorsqu'il s'agit de graver dans le muscle une devise pour les accompagner à chaque instant.

Olivier Giroud, latin lover. (Lahalle/L'Equipe)
Olivier Giroud, latin lover. (Lahalle/L'Equipe)

Prime à Djibril Cissé et son «Un lion ne meurt jamais, il dort», écrit sur le haut de son dos. Très populaire, le «Only God can judge me» («seul Dieu peut me juger») est partagé notamment par Zlatan Ibrahimovic et Mesut Özil. Enfin, Daniel Agger présente un glaçant «La mort est certaine, seule l'heure est incertaine» dont on espère qu'il ne s'adresse aux ligaments adverses.

4. Ta foi tu honoreras

Cela va souvent de pair avec les devises, comme le montre celle qu'Olivier Giroud arbore sur son bras gauche – «Le seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer», extrait du psaume 22 : le footballeur ne gâche pas une occasion (vous l'avez ?) de montrer sa foi. Il se signe en entrant sur le terrain, se signe après un but, se signe après avoir fait ses lacets, se signe à l'échauffement, se signe, etc.

Yohan Cabaye, white chapelet. (C.Dubreuil/L'Equipe)
Yohan Cabaye, white chapelet. (C.Dubreuil/L'Equipe)

Et il porte sa croix à même la peau. Mention spéciale aux complices Yohan Cabaye et Mathieu Debuchy qui portent l'un et l'autre un chapelet, accompagné du mot «Jesus» en grandes lettres, sur son épaule, pour le premier. Sont aussi fréquents les croix, les Christ – Dani Alvès a un Jésus sur le bras gauche –, et on trouve quelques Vierge Marie, dont une chez Jerome Boateng.

5. Ton palmarès tu afficheras

Au moment de signer un dernier contrat pour le challenge sportif dans un club du Golfe, par exemple, cela peut être avantageux de rappeler que, si si, on a bien gagné la Ligue des champions ou la Coupe du monde. C'est ainsi que le footballeur avisé prépare, non son après-carrière, mais sa fin de carrière : en devenant sa propre fiche wikipedia.

Ezequiel Lavezzi, Pékin moyen. (Ciambelli/Presse sports)
Ezequiel Lavezzi, Pékin moyen. (Ciambelli/Presse sports)

Précoce en la matière, Ezequiel Lavezzi a ainsi les anneaux olympiques et l'inscription Beijing 2008 inscrits sur le corps. Plus prestigieux encore, Sergio Ramos s'est fait tatouer la « coupe aux grandes oreilles » sur un mollet. Quant à Marco Materrazzi, il vaut mieux qu'il sorte couvert s'il vient en France, sous peine de dévoiler une Coupe du monde, Berlin et la date du 9 juillet 2006 qu'on a tendance à oublier, par ici.

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