Foot Ligue Europa

L'OM sort le RB Leipzig au terme d'un match fou (5-2)

L'OM s'est qualifié pour les demi-finales de la Ligue Europa en battant le RB Leipzig (5-2) ce jeudi au Vélodrome au terme d'un match fou.

Le match : 5-2

Après que Paris et Lyon ont brusquement vu s'envoler leur rêve européen, les derniers espoirs français reposaient sur Marseille, optimiste malgré sa défaite au match aller à Leipzig (0-1). Rudi Garcia et ses joueurs n'avaient pas la faveur des pronostics (40% de chances de se qualifier), encore privés qui plus est de deux titulaires (Mandanda, Rolando), mais ils étaient dans un grand soir dans un Vélodrome au vacarme assourdissant (5-2). Quatorze ans après son épopée en Coupe de l'UEFA, l'OM va retrouver le dernier carré de la C3.

Garcia avait parlé de «suivre l'exemple» de la Roma, son ancien club, bourreau du favori barcelonais en Ligue des champions mercredi (3-0, 1-4 à l'aller). Ses joueurs pouvaient difficilement rêver pire entame (0-1, 2e), mais ils étaient décidés à emballer le match et ont eu le mérite de ne pas paniquer après l'ouverture de score de Bruma : trois minutes plus tard, Ilsanker, mis sous pression par Mitroglou, marquait contre son camp après un coup de billard dans la surface (6e), imité dans la foulée par un Bouna Sarr plein de détermination (9e) pour battre un Gulasci pourtant héroïque devant Sanson.

Leipzig, sixième de Bundesliga, n'avait rien d'une montagne insurmontable dans un Vélodrome en fusion, et il ne fallut pas longtemps à Thauvin, de retour après trois semaines d'absence, pour battre à son tour le gardien du Rasen Ball (38e, 3-1) dans une première période au scénario délirant. Marseille était alors virtuellement qualifié, Leipzig asphyxié. Capable de battre le Bayern Munich, déjà champion, et d'éliminer Naples en C3, le club allemand, novice à ce niveau, est aussi réputé pour l'enthousiasme de ses jeunes talents que pour sa passivité en défense

Mitroglou aurait pu en profiter pour mettre l'OM à l'abri d'un deuxième but dès la reprise, mais il a buté sur Gulasci, pourtant idéalement placé au point de penalty (48e). Il a donc fallu attendre que Payet (voir le joueur) ne reprenne les choses en main pour respirer un peu (4-2, 60e), alors que l'international Espoirs Augustin, formé au PSG, venait de relancer (2-3, 55e) un Leipzig plus fringant au retour des vestiaires.

La fatigue aidant, les espaces se sont ensuite ouverts, mais l'intensité n'a pas faibli. Marseille a terminé sur un fil, partagé entre la volonté de tuer le suspense et la crainte d'encaisser un troisième but synonyme d'élimination. Garcia a lancé Zambo Anguissa pour densifier son milieu de terrain, et les Olympiens ont résisté, avant que Sakai ne marque dans le but vide (5-2) une ultime réalisation au bout du temps additionnel. Mémorable.

Payet décisif ce jeudi. (F.Faugere/L'Equipe)
Payet décisif ce jeudi. (F.Faugere/L'Equipe)

Le joueur : Magistral Payet

À l'origine du but de Sarr, passeur décisif sur celui de Thauvin, Dimitri Payet, buteur lui-même, a été grandiose. Alors que la réduction du score de Jean-Kévin Augustin (2-3, 55e) venait de replonger l'OM dans le doute, l'international français a fait chavirer le Vélodrome cinq minutes plus tard, en solo, à la conclusion d'un mouvement de grande classe (4-2, 60e). Grand artisan de la qualification marseillaise, il s'était aussi vu refuser un but splendide dans une première période au scénario délirant, la faute à la naïveté de Mitroglou (17e). «C'est le moment de répondre aux critiques», avait lancé Garcia au sujet de son meneur de jeu, parfois stigmatisé pour son manque d'influence dans les grands rendez-vous. A en juger par l'ovation du public olympien à sa sortie (83e), la mission est réussie.

Le fait : Rami en mode guerrier

Annoncé comme forfait en raison d'une blessure à un mollet, Adil Rami a tout fait pour convaincre son entraîneur de cocher son nom sur la feuille de match et accompagner ses coéquipiers dans ce grand rendez-vous européen, au moins sur le banc. Il s'est même retrouvé sur le terrain dès la 28e minute, Bouna Sarr, blessé, étant contraint de céder sa place. L'OM avait besoin de guerriers jeudi, et son international français, exemplaire, en était un.

Tous les commentaires
Commenter cet article  (Pour commenter, vous devez vous inscrire)

 

Votre commentaire - 500 caractères restants

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais après modération
En poursuivant votre navigation sur www.lequipe.fr, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation de cookies et de technologies similaires, y compris celle de partenaires tiers, pour vous proposer des contenus pertinents et des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêts.
En savoir plus sur les cookies.   Afficher les CGUs.