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Gianluigi Buffon (PSG) : «L'enthousiasme d'un enfant»

Pour sa première conférence de presse en tant que joueur du PSG, Gianluigi Buffon a notamment fait part de son envie intacte de briller au plus haut niveau, même à 40 ans.

«À quand remontent les premiers contacts avec le PSG ? 

Cela a été une surprise de début mai, et une surprise très agréable pour moi. J'ai toujours eu l'ambition et l'espoir qu'il allait arriver quelque chose. Je sentais que j'avais en moi encore quelque chose d'important à donner. Et cela s'est passé, parce que la vie est vraiment imprévisible.

Vous n'avez jamais gagné la Ligue des champions, un trophée dont le PSG rêve lui aussi. C'est ce qui vous a motivé à venir ici ? 
J'ai commencé à chasser la Ligue des champions depuis beaucoup plus longtemps que le PSG (rires). Mais je ne pense pas que ce soit mon obsession ni celle du PSG. Je pense que les conditions sont réunies pour m'améliorer, comme joueur et comme personne, ce qui n'est pas secondaire. Et je crois aussi pouvoir contribuer à faire en sorte que le PSG puisse s'améliorer un tout petit peu sur le terrain, et qu'il puisse donc viser des objectifs toujours plus importants. Mais quand une saison commence tu ne peux pas penser que la Ligue des champions est ton objectif, tu serais complètement fou et ici nous ne sommes pas fous.

«Mes 40 ans sont comme 33 ans pour un joueur de champ»

Quel sera votre statut ? Vous avez toujours été numéro un. Cela sera-t-il la même chose ici ou êtes-vous venu aussi pour épauler Alphonse Areola ? 
J'ai toujours été numéro un, oui, en club comme en sélection, et jamais personne ne m'avait dit a priori que j'allais être titulaire. J'ai toujours conquis mon statut de numéro un sur le terrain. Je pense que le sport c'est ça, la compétition c'est ça. J'ai quarante ans mais j'ai la chance d'être en parfaite santé. Pour réussir des résultats il faut l'aide de tous, vraiment tous. Les 25 joueurs et tous les membres du club. Je pense que tous trouvent un moyen, dans une saison, de remplir une part importante et d'être protagoniste. Je ferai tout pour mettre mes coéquipiers dans les meilleures conditions. Et je tiens aussi à démontrer que je suis encore un grand gardien, et je suis sûr que j'y arriverai.

Combien d'années pensez-vous pouvoir encore jouer au plus haut niveau ? 
J'ai arrêté de faire ces calculs. Parce que quand j'avais 30 ans, je pensais avoir encore 2 ou 3 ans devant moi. Quand j'ai eu 34 ans, je pensais en avoir encore un ou deux, au maximum. Puis j'ai eu 36 ans, 38 et maintenant 40. Et jusqu'à cette année, j'ai joué aussi en sélection et quand on joue en sélection, c'est qu'on est au plus haut niveau. Je veux jouer tant que je me sens bien et tant que je montre que je suis encore parmi les meilleurs. Mon rôle est différent et moins fatigant que celui d'un joueur de champ, et donc mes 40 ans sont comme 33 ans pour un joueur de champ.

Vous quittez l'Italie pour la première fois. Quel effet cela vous fait-il ? 
J'ai joué dix ans à Parme et dix-sept à la Juve. Et pendant ces années à la Juve, je me trouvais dans une zone de confort considérable. J'ai toujours recherché les défis. Comme joueur mais aussi comme personne. Et aujourd'hui, j'ai fait ce premier entraînement avec le PSG, avec tant de joueurs nouveaux et qui parlent une autre langue, mais nous nous sommes compris, j'ai fait des efforts, nous avons aussi rigolé, c'était vraiment bien. La vie doit être comme ça, élargir les horizons, connaître d'autres cultures, d'autres personnes, d'autres amis, et je ne pouvais pas dire non, même à 40 ans.

«J'ai joué avec Lilian (Thuram) pendant dix ans, maintenant je vais jouer contre son fils»

Vous êtes arrivé à Turin en venant d'un plus petit club, Parme. Aujourd'hui, vous arrivez à Paris. Dans quel état d'esprit ? 
Je suis arrivé à la Juve à 23 ans, j'avais une expérience plus limitée, je n'avais connu que Parme. La Juve avait dépensé beaucoup d'argent pour m'avoir, et j'avais ressenti une certaine pression. Aujourd'hui, je débarque à Paris avec l'enthousiasme d'un enfant.

Quel est votre avis sur le PSG ? Cette équipe manque-t-elle de caractère ? 
J'ai beaucoup suivi le PSG ces trois dernières saisons, j'étais très curieux de voir cette équipe avec tous ces grands noms, tout ce talent, qui n'arrivait pas à faire ce petit bond en avant. Je l'ai suivi avec intérêt. Je crois que dans toutes les choses il faut du temps. Paris progresse constamment. L'identité d'une équipe dépend beaucoup de l'entraîneur. Je crois que les équipes que tu vois sur le terrain sont le visage et le caractère de l'entraîneur.

Que connaissez-vous du Championnat de France ? 
Je connais très bien le fils de Thuram, j'ai joué avec Lilian pendant dix ans, maintenant je vais jouer contre son fils. C'est un Championnat qui, grâce au PSG, devient beaucoup plus suivi à l'étranger. Et puis il y a des clubs avec une grande tradition, comme Lyon, Saint-Etienne, Marseille, Bordeaux. Jouer dans ces stades est une très belle expérience, j'en suis sûr.»

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