Foot Disparition

Daniel Xuereb : «On avait envie d'aller plus loin avec Henri Michel»

Daniel Xuereb (champion olympique 1984 et 3e de la Coupe du monde 1986) et Bruno Bellone (3e de la Coupe du monde 1986), ont réagi à la mort de leur ancien sélectionneur Henri Michel.

Football - décès - Henri Michel et Daniel Xuereb ont partagé un repas ensemble il y a trois semaines. (A.Lecoq/L'Equipe)

Henri Michel et Daniel Xuereb ont partagé un repas ensemble il y a trois semaines. (A.Lecoq/L'Equipe)

Daniel Xuereb (champion olympique 1984, 3e de la Coupe du monde 1986) : «J'ai eu la chance avec Michel Mézy de partager un repas avec Henri il y a trois semaines. On a bien rigolé, même si je connaissais son état de santé. Et là, il s'en va et ça fait mal. Je le considérais comme un ami. C'était quelqu'un de droit, d'honnête. Sur le terrain, c'était un entraîneur exigeant, qui savait ce qu'il voulait, et pour lequel vous aviez envie de vous battre. Un gars qui inspirait le respect, la droiture. On avait envie d'aller toujours plus loin avec lui et c'est ce qu'on a fait en 1984 et 1986. On voulait lui rendre la confiance qu'il avait placée en nous parce qu'il savait nous transcender. C'était quelqu'un de humble, de simple. Avec beaucoup de joueurs, il avait cette proximité, ces échanges, ces petits mots gentils, ces déconnades... J'en garde des souvenirs extraordinaires. Dans ce dernier repas, on a discuté de nos épopées... Il avait eu du mal à se relancer après le PSG et a voulu beaucoup voyager ensuite. C'est quelqu'un qui n'a jamais fait de bruit, d'esbroufe, ne se plaignait jamais... même s 'il n'en pensait pas moins... Il y en a qui se sont régalés à le tuer par derrière. Ça, il ne l'oubliait pas. Il aimait les choses franches.»

Bruno Bellone (3e de la Coupe du monde 1986) : «Un mec entier qui ne se gênait pas de dire ce qu'il pensait, un bon mec, un confident, un ami. Quelqu'un qu'on va regretter. Il a fait du bon boulot, il a été champion olympique, il nous a emmené en demi-finale de la Coupe du monde en 1986. On ne peut que lui dire bravo pour tout ce qu'il a fait. Henri avait toujours le mot "t'inquiète pas, ça va venir, tu vas jouer, bats toi tout le temps, montre moi que tu veux être titulaire". Après les matches, parfois on prenait un verre, ou il venait parler dans la chambre. C'était quelqu'un que l'on respectait parce qu'il faisait ce qu'il disait.»

Olivier Rouyer, ancien adversaire et partenaire d'Hneri Michel en équipe de France : «C'était un bon mec que j'appréciais, chambreur sur le terrain. Un fin technicien, teigneux, agressif, meneur d'hommes. Comme adversaire, il inspirait le respect. Sous l'ère José Arribas et Jean Vincent, le jeu à la Nantaise, il en a été dépositaire, c'est lui qui donnait le timing. Il représente quelque chose du football de l'époque. C'était une forte personnalité, quelqu'un de très agréable en équipe de France. Il était un peu intimidant pour un jeune joueur, mais c'était quelqu'un qui savait accueillir. C'est quelqu'un d'important du football qui nous quitte.»

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