Champion et ministre (4/4)  : Flessel, la «Guêpe» s'est piquée de politique
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Laura Flessel version femme politique dans son bureau du ministère des Sports le 19 mai. (B. Papon/L'Équipe )
Escrime Extra

Champion et ministre (4/4) : après l'escrime, Laura Flessel, la «Guêpe» s'est piquée de politique

Depuis trois mois, Laura Flessel s'approprie son quotidien de ministre des sports. L'ancienne épéiste raconte sa nouvelle vie, escortée par la volonté, la fatigue, l'ambition et aussi les doutes.

Alban Traquet

Depuis trois mois, Laura Flessel s'approprie son quotidien de ministre des sports. L'ancienne épéiste raconte sa nouvelle vie, escortée par la volonté, la fatigue, l'ambition et aussi les doutes.

Jusqu'au 25 août, « L'Équipe » vous propose dix séries hebdomadaires. Cette semaine, quatre champions olympiques devenus ministres des Sports.

Elle a vraiment pris conscience de ses nouvelles contraintes en allant s'acheter un crayon à lèvres. C'était peu après sa prise de fonction au ministère ; une petite course de maquillage pendant la pause déjeuner. « Je me suis dit que je n'allais pas imposer ça à mon OS (officier de sécurité), sourit-elle. Alors je suis descendue avec une conseillère. Mais mon "maître du temps" (le chef de cabinet, Guillaume Macher) m'a rapidement appelée en me disant qu'il allait faire une crise cardiaque, que je ne pouvais pas sortir sans mon OS ! Il faut accepter cet univers qui change. »

Ne plus beaucoup s'appartenir, Laura Flessel (45 ans) s'y attendait. « Mais le point fort du sportif, c'est de savoir s'adapter », pointe l'ex-escrimeuse, fille de météorologue, nommée ministre des Sports le 17 mai dernier (et renouvelée le 21 juin) dans le gouvernement d'Édouard Philippe. S'habituer à cette protection rapprochée fut le plus difficile, reconnaît-elle, avec « la mémorisation des dossiers ». En altitude, la politique sait couper le souffle, les jambes et parfois les têtes. Un rythme infernal, le sommeil perturbé, le regard des autres, la pression du résultat, la com' à maîtriser... La double championne olympique à l'épée connaît tout ça. Mais les grands enjeux qu'elle décline, « améliorer le bien-être de la population, revaloriser la place de la France » sont bien supérieurs à sa personne, désormais.

« Comme championne olympique, j'ai eu droit à la Marseillaise, poursuit-elle. Aujourd'hui, j'en ai plein d'autres à entendre : dans les écoles, les EHPAD (maisons de retraite médicalisées), les prisons...C'est une responsabilité, ma famille le ressent. Mais je la...

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