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Coupe du monde d'épée : sursaut d'orgueil à Cali

Défaillant au Monal, il y a deux semaines, Yannick Borel a su réagir en s'imposant à Cali (Colombie). Daniel Jérent et, chez les femmes, Auriane Mallo, ont pris la troisième place. Seule ombre au tableau, la blessure au genou de Jonathan Bonnaire.

Escrime - Isabelle Taillard - Bon week-end pour Yannick Borel à Cali.  (L'Equipe)

Bon week-end pour Yannick Borel à Cali.  (L'Equipe)

Le jour et la nuit. Entre Paris, où il était sorti la tête basse au premier tour du Challenge SNCF réseau, il y a deux semaines, et Cali, le week-end dernier, c'est à peine si l'on reconnaissait Yannick Borel. Revigoré, le champion du monde en titre à l'épée s'est remis sur le droit chemin en terres colombiennes. Bien plus conquérant - plus conforme à ce dont il a l'habitude de montrer - il s'est défait de Byeungchan Jung (27e mondial) en finale (15-10), pour décrocher son premier succès cette saison. «Il m'a fallu beaucoup de détermination pour aller chercher ce succès, affirme l'épéiste français. Après Paris, les entraînements ont été compliqués mais la motivation est restée intacte».

Cette victoire tombe à pic pour Yannick Borel. A l'approche des Championnats d'Europe (17-21 juin à Novi Sad, Serbie) et des Mondiaux (19-26 juillet à Wuxi, Chine), elle lui permet de refaire le plein de confiance : «C'était la dernière Coupe du monde de la saison, il était donc important de montrer aux autres que je suis toujours présent», et ce malgré cette satanée blessure au poignet. Dans l'impossibilité de se faire opérer, sous peine de rater les prochaines échéances, le septième tireur mondial serre les dents : «Maintenant, tout le monde sait pour ma blessure. Ils ont tous vu mon strap. Donc il fallait leur montrer que, malgré ça, je suis capable de rester performant».

«A Paris, on a glissé, mais on n'est pas tombés»

A Cali, ce week-end a sonné comme un «sursaut d'orgueil après les contre-performances de Paris» estime Borel. Un sursaut pour toute l'équipe de France, avec les troisièmes places de Daniel Jérent, et d'Auriane Mallo - premier podium international à la clé - chez les femmes, tous deux battus en demies. Des résultats «rassurants» pour Stéphane Le Roy, entraîneur de l'équipe de France : «C'est une grosse satisfaction d'avoir trois athlètes sur le podium. Cela nous rassure et montre que nous sommes présents sur le circuit. Nous avons bien réagi. A Paris, on a glissé mais on n'est pas tombés».

En revanche, seule ombre au tableau de ce joli week-end, la blessure au genou, a priori sérieuse, de Jonathan Bonnaire, lors de son premier tour du tableau qualificatif. «Les (ligaments) croisés sont sûrement touchés. C'était douloureux de le voir comme ça, sur la piste. Il était dans le groupe des six (quatre titulaires et deux remplaçants) pour les Europe et les Mondiaux, nous sommes déçus pour lui. Malgré les beaux résultats de ce week-end, il y a un mélange de joie et de tristesse. En plus son rapatriement a été compliqué, mais il est bien arrivé,» témoigne Le Roy. Si ce diagnostic se confirme, entre opération, rééducation et remise à (haut) niveau, une longue période d'absence attend l'escrimeur de 26 ans.

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