Tour de France

Bonheurs et malheurs des lendemains de repos

Les journées de repos la veille d'une étape de montagne peuvent offrir des scénarios inattendus, où tout peut basculer dans le bon comme dans le mauvais sens. Voici cinq exemples marquants de ces dix dernières années.

Cyclisme sur route - Tour de France - Ce jour de 2016, à Finhaut-Emosson, Nairo Quintana perd toute chance de victoire en se faisant lâcher dans la montée, au lendemain d'une journée de repos. ( J.Prevost/ L'Equipe)

Ce jour de 2016, à Finhaut-Emosson, Nairo Quintana perd toute chance de victoire en se faisant lâcher dans la montée, au lendemain d'une journée de repos. ( J.Prevost/ L'Equipe)

2016 : Quintana craque à Emosson

Au lendemain de la deuxième journée de repos à Berne, le peloton arrive à Finhaut-Emosson. On attend des rivaux de Chris Froome, déjà bien accroché à son maillot jaune, qu'ils l'attaquent. Il n'en est rien, le Britannique déroule tranquillement sans jamais s'inquiéter. Seul Nairo Quintana passe par la fenêtre ce jour-là, montrant ses véritables limites face à la supériorité de Froome qui avait très bien profité lui, de sa journée de repos la veille.

2015 : Froome écrase tout à la Pierre Saint-Martin

Cette première étape de haute montagne du Tour dans la foulée de la première journée de repos à Pau, donne l'occasion à Chris Froome déjà en jaune, de faire le vide derrière lui en attaquant là où on ne l'attendait pas, en descente à un peu plus de six kilomètres du but. Il écoeure ses rivaux, Nairo Quintana est relégué à plus de trois minutes au général mais aussi Alberto Contador à plus de quatre minutes.

2015 : Contador et Van Garderen à la trappe avant Pra-Loup

Le lendemain de cette deuxième journée de repos donne encore l'occasion à Chris Froome de prouver qu'il gère mieux ces vingt-quatre heures de relâche que ses adversaires. Ce jour-là, c'est Alberto Contador qui disparaît de la liste de ses concurrents après une chute dans la descente du col d'Allos qui le contraint à l'abandon, mais aussi Tejay Van Garderen qui n'a pas profité de ce repos. Malade, il est lâché dès les premiers kilomètres et doit abandonner.

2014 : Bardet prend une claque

Cette deuxième journée de repos à Carcassonne ne réussit pas à Romain Bardet qui était pourtant encore en lice pour le podium au départ de la 16e étape (3e à 4'50'' de Vincenzo Nibali) avant de céder dans le Port de Balès sur une accélération de Thibaut Pinot qui va lui subtiliser sa troisième place mais aussi le maillot blanc.

2010 : Schleck et Contador se neutralisent

On attendait du grand spectacle sur cette arrivée inédite au sommet du Tourmalet entre le Maillot Jaune espagnol et son jeune dauphin luxembourgeois. Mais au lendemain de la deuxième journée de repos, aucun des deux ne prend le dessus comme si les forces accumulées la veille avaient été réservées pour le chrono décisif du lendemain. Même si aucun des deux n'a été avare en attaques, ils ont semblé bien prudents.

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