Biathlon JO

Wolfgang Pichler, ex-coach de la Russie, veut défendre son honneur

L'entraîneur des Suédois ne sera pas accrédité pour Pyeongchang car il a été celui des Russes en 2014. S'il sait n'avoir quasiment aucune chance de faire modifier la décision, il veut défendre son honneur.

Biathlon - Marc Ventouillac - Wolfgang Pichler défend son honneur. (F.Mons/L'Equipe)

Wolfgang Pichler défend son honneur. (F.Mons/L'Equipe)

L'Allemand Wolfgang Pichler a manifestement fait une croix sur les Jeux de Pyeongchang. «Ce n'est pas pour y aller que je me bats, c'est pour mon honneur», dit-il. A 62 ans, le coach de l'équipe suédoise est victime des décisions du CIO qui veut que les entraîneurs dont les athlètes ont été impliqués dans le scandale de dopage des Jeux de Sotchi soient privés de ceux qui débuteront le 9 février en Corée du Sud.

Or, Pichler était en 2014 entraîneur des féminines russes. A ce titre, le comité olympique suédois a refusé de l'accréditer pour Pyeongchang. L'enfant de Ruhpolding a reçu le soutien de la fédération suédoise, mais cela ne devrait rien changer. «Selon mes avocats, dit-il, je n'ai aucune chance de gagner devant le tribunal arbitral du sport, mais ils iront la semaine prochaine plaider ma cause devant le comité international olympique.»

«Tout est possible en Russie»

Ce qui le met tout autant, sinon plus en colère, ce sont des propos tenus par Grigori Rodchenkov, l'ancien patron des laboratoires antidopage de Moscou et Sotchi qui a révélé la filière de tricherie organisée autour des Jeux de Sotchi. «Rodchenkov a indiqué que je n'étais pas impliqué dans le dopage de Zaitseva mais qu'un coach expérimenté aurait dû s'en rendre compte !», explique l'Allemand.

«Où sont les preuves ?», demande Pichler. Il estime que rien ne trahissait le dopage dans le comportement et les résultats de Zaitseva (pas mieux qu'une onzième place en solo à Sotchi). Il s'insurge contre le fait de ne pas pouvoir se défendre en face à face avec Rodchenkov et rappelle que durant son mandat, l'équipe russe avait installé son camp de base à... Ruhpolding «où les athlètes pouvaient être contrôlés de manière indépendante par les instances internationales».

Interrogé pour savoir s'il a été étonné par la tricherie organisée au laboratoire de Sotchi, Pichler, s'il n'était pas au courant, a précisé qu'il n'était «pas surpris». «Tout est possible en Russie», a-t-il conclu.

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