Basket Bleus

Joel Embiid et le précédent Ibaka avec les Bleus

L'hypothèse Joel Embiid en équipe de France n'est pas sans rappeler le cas de Serge Ibaka, qui avait opté pour la sélection espagnole alors qu'il aurait pu jouer pour les Bleus.

Basket - Joël EMBIID - Serge Ibaka, intérieur des Toronto Raptors, aurait pu jouer pour l'équipe de France mais a finalement opté pour l'Espagne. (NBA/Getty Images)

Serge Ibaka, intérieur des Toronto Raptors, aurait pu jouer pour l'équipe de France mais a finalement opté pour l'Espagne. (NBA/Getty Images)

«J'aurais aimé jouer pour la France... Ç'aurait été plus logique. Le Congo-Brazzaville a été une colonie française, le français est la langue officielle. On n'avait jamais vu un Congolais jouer en Espagne ou en Italie.» En 2014, Serge Ibaka était revenu pour nous, en marge de la Coupe du monde, sur les raisons qui l'avaient poussé à opter pour la sélection espagnole alors qu'il aurait pu jouer pour les Bleus. Quatre ans plus tard, c'est le Camerounais Joel Embiid, pivot phénomène des Philadelphia Sixers, qui a entrouvert la porte à la sélection française, déclarant à ce sujet après le match NBA disputé à Londres : «On ne sait jamais...»

Une déclaration qui n'a pas laissé le staff technique des Bleus insensible. Qu'elle décide ou pas d'essayer d'enrôler Embiid, la FFBB aura forcément à l'esprit le précédent Ibaka.

Ibaka n'est resté que trois mois en France

Arrivé en 2006 à Lyon, pour finalement jouer à Prissé-Mâcon en Nationale 2, Serge Ibaka n'est resté que trois mois en France, la faute à un différend qui opposa son club et celui de L'Hospitalet, alors pensionnaire de deuxième division espagnole. Sur fond de pressions d'agence, de président et même du père de Serge Ibaka, ce dernier a malgré lui été envoyé en Espagne alors qu'il pensait simplement jouer une compétition avec sa sélection. Passé ensuite par Manresa, Ibaka a été drafté en 2009 puis naturalisé espagnol en 2011.

Dans la foulée, il priva la France de titre en finale de l'Euro grâce à un festival de contres décisifs qui lui vaudront le surnom d'“Iblocka” en NBA. Le tout sans aucun regret. «J'ai vécu trois mois en France, quatre ans en Espagne, où je me sens comme chez moi. C'est la vie. En France, on ne m'a jamais rien proposé. Mon choix était naturel. Pour réaliser mon rêve.»

La France ne devrait pas connaître de tels rebondissements avec Joel Embiid, qui, entre Cameroun, Team USA ou Bleus, pourra effectuer «seul» son choix.

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