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See You Soon : un périple en van de l'Andalousie à l'Algarve

Céline Descroix et Aurélien Desmiers ont pris une décision qui a changé leur vie : aménager un van et partir rider les plus beaux spots de la planète, en rencontrant les sportifs locaux. Pour leur première aventure, le couple a rejoint l'Algarve, région du Sud du Portugal, après être partis d'Andalousie en Espagne. Ils nous racontent.

« Ça nous a pris comme ça, un dimanche soir. Un peu comme le tour du monde, ça s'est fait tout seul, mais avec forcément moins de préparation. L'objectif de ce premier trip était de tester notre idée : partir en van à travers le monde pour rencontrer des sportifs locaux, tout en ridant les plus beaux spots de la planète, mais dans une version plus compacte. Faire deux pays en dix jours, contre cinq continents en deux ans.

On s'est lancé dans une recherche de van aménagé pour pouvoir appréhender au mieux ce qui nous attend pendant les deux prochaines années. C'est comme ça qu'on a eu la chance de tomber sur Aurélien (bis) et Olivier, deux Français partis profiter du soleil, des vagues et de la douceur de vivre espagnole. Grâce à eux, on a pu récupérer notre compagnon de route.

Puis on a cherché des sportifs locaux, histoire de mettre les pieds directement dans le grand bain. On a tracé des lignes entre toutes les personnes qu'on allait rencontrer, et tout ce qu'on avait envie de faire.

C'était une première expérience en van pour Auré et moi. Nous avions déjà pas mal baroudé, mais rien de vraiment comparable. C'est donc comme des novices que nous sommes partis dix jours sur l'Espagne et le Portugal, l'Andalousie et l'Algarve plus précisément, à la recherche des vagues.

Une première expérience en van aménagé. (See You Soon/D.R)
Une première expérience en van aménagé. (See You Soon/D.R)

Jour 1

Nous avons décollé de Paris à 10 heures pour arriver à Malaga, trois heures plus tard, où nous devions récupérer le van en début d'après-midi. Après un rapide brief sur les rudiments de notre maison pour les dix prochains jours nous sommes partis pour Tarifa, la Mecque du kitesurf en Europe.

Pour notre première nuit dans le van on a décidé de monter sur les hauteurs de Tarifa, dans la forêt Enebro de Punta Paloma, juste à côté de Dunas de Valdevaqueros, un petit coin tranquille qui surplombe toute la ville.

« On s'est installé entre les vaches et les éoliennes »

Jour 2

Au réveil, on est redescendu à la plage de Punta Paloma, endroit de prédilection pour le kitesurf et le windsurf. La plage est loin d'être déserte, même en avril, mais suffisamment grande pour que chacun y trouve son compte. Il y a une cinquantaine d'écoles, si l'envie vous prend de vous initier. Nous avons eu l'occasion de rencontrer Marine et Romain qui tiennent l'école Addict Kite School, deux Français expatriés depuis 9 ans, avec qui nous avons appris les bases du kite pendant la matinée.

Il y a deux grands parkings aux abords de la plage sur lesquels on trouve un grand nombre de vans, certains installés depuis longtemps déjà. Nous avons posé le nôtre pour l'après-midi sur l'un d'entre eux. A cette période, on trouve de la place sans aucun souci mais je ne sais pas si c'est aussi le cas en pleine saison. Le déjeuner passé, on a gonflé le paddle pour aller faire un petit tour, une grande première pour moi (assez catastrophique d'ailleurs) !

Une nuit mouvementée entre vaches et éoliennes. (See You Soon/D.R)
Une nuit mouvementée entre vaches et éoliennes. (See You Soon/D.R)

Après avoir tout remballé, nous sommes partis en direction des terres pour se rendre au lac artificiel d'Almodovar, un coin désert ou seuls quelques cyclistes passent. Nous avons posé le van à l'entrée du Parque Natural Los Alcornocales, où les voitures sont interdites, juste à côté du lac, entre les vaches et les éoliennes. On est arrivés juste à temps puisque c'est à peu près à ce moment-là, qu'un orage s'est abattu sur les éoliennes.

« Tu crois que ça craint de rester ici ? » Les éoliennes attirent toute la foudre dans un vacarme assourdissant, une bonne nuit de sommeil en perspective ! Mais bon, c'était apparemment «  l'occasion de faire de belles photos » d'après Auré qui s'est rapidement aventuré à l'extérieur du van, à la recherche des éclairs.

Jour 3

Après une nuit agitée, réveil de bonne heure pour aller à Sancti Petri, petit village de pêcheurs en face de la Punta del Boqueron à une bonne heure de route de Tarifa. Les petits restaurants au bord des canaux vous servent du poisson fraîchement pêché. La plage, déserte à cette période, est idéale pour une sieste au soleil, et la mer plate parfaite pour une session de paddle.

On décolle en fin d'après-midi, c'est parti pour 3 heures de route. On trace notre chemin jusqu'à Nuevo Portil, à la frontière portugaise, que l'on atteint en début de soirée. On installe le van en face de la lagune, à 100 mètres de la mer. Il y a des douches et des restaurants-bars sur la plage, mais qui sont malheureusement fermés à cette période de l'année.

L'endroit idéal pour une sieste au soleil.  (See You Soon/D.R)
L'endroit idéal pour une sieste au soleil.  (See You Soon/D.R)

Jour 4

Départ en fin de matinée pour Albufeira, premier stop portugais. Pas grand-chose à rider dans le coin. On se rabat donc sur le sentier côtier qui longe les falaises et qui donne accès à quelques plages désertes et bien planquées, accessibles par des petites cheminées aménagées avec des cordes pour faciliter la descente.

Après environs 2 heures de marche, on récupère le van pour se diriger vers Sagrès. La ville est située à l'extrémité de la pointe ouest de l'Algarve : c'est le stop tant attendu par Auré, assez frustré de ne pas avoir pu sortir sa planche depuis notre départ. Malheureusement pour lui, aucune vague à notre arrivée... Pas de surf ce soir, mais une bière et un coucher de soleil sur la forteresse ! C'est déjà pas mal.

On passe la nuit au niveau de la ponta de Atalaia sur les falaises surplombant l'océan. Magnifique mais pas très malin, les rafales de vent froid font trembler le toit levable toute la nuit.


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Jour 5

Après un réveil face à l'océan, il est déjà dix heures et demi : c'est l'heure d'aller rejoindre Massimo, un surfeur, photographe et guide venu d'Italie pour profiter des vagues. Il nous parle de sa vie à Sagrès, nous explique pourquoi il a décidé de poser ses valises en Algarve et nous donne quelques conseils sur les alentours. Ni une ni deux, on reprend la route ; direction la Praia do Zavial, à quelques minutes de Sagrès. Immanquable selon Massimo.

Encore une petite déception pour Aurélien qui n'y trouvera pas ses tubes tant attendus, mais bon il y a quand même de quoi mettre la planche à l'eau et barboter toute l'après-midi. Nous changeons de plage pour passer la nuit, après quelques kilomètres de route, nous nous retrouvons sur la Praia de Castelejo.

C'est un peu la même ambiance que sur celle de Zavial, petite plage avec des rochers de schiste noirs qui contrastent avec le sable doré parfait pour les amateurs de photos et de surf. On y retrouve un restaurant-bar et des douches, le parking en amont de la plage était désert, idéal pour une nuit au calme.

Instant détente. (See You Soon/D.R)
Instant détente. (See You Soon/D.R)

Jour 6

La plage de Castelejo est entourée par de grandes falaises accessibles via un chemin côtier et un peu d'escalade. Le coin est encore très sauvage et nous croisons peu de monde sur notre route. Après une petite balade matinale sur les collines qui entourent la plage, on retourne à l'eau. Toujours pas de très belles vagues, mais de quoi s'amuser un peu. Vers midi, on part manger sur la Praia de Cordoama dans les alentours de Sagrès.

On remet le couvert pendant l'après-midi : surf et balade sur le chemin côtier, avant de décoller pour Arrifana à un peu moins d'une heure. A notre arrivée, du soleil et des vagues. Il ne nous en fallait pas plus. Après trois heures à l'eau, on reprend le van pour sortir un peu de la ville, on s'installe à l'abri du vent, au milieu des bois avec une vue sur l'océan au loin.

Une fois le soleil couché, il fait assez rapidement froid, c'est donc à l'intérieur du van qu'on s'installe pour cuisiner. Au menu, gambas et petits légumes. Royal.

« Surfeurs et touristes se mélangent, jusqu'au coucher de soleil. »

Jour 7

Au réveil, nous nous remettons à l'eau sur la plage d'Arrifana pour la matinée, les conditions sont toujours idéales mais la plage est bien remplie. Nous partons donc pour la Praia de Amado à 30 minute d'ici, pour avoir un peu plus d'espace. Manque de chance, il y a très peu de vagues à notre arrivée. On en profite pour déjeuner au restaurant-bar de la plage, avec une vue imprenable sur l'océan. En fin d'après-midi, une fois la marée plus basse, on décide de ressortir les planches.

Après une petite heure à l'eau, nous montons le camp pour la nuit à 250 mètres de la plage, au pied d'une colline pour être à l'abri du vent. L'endroit est vraiment convivial ; beaucoup de camping-cars font une escale ici. Surfeurs et touristes se mélangent au bar de la plage, jusqu'au coucher de soleil.  

L'heure de ressortir les planches.  (See You Soon/D.R)
L'heure de ressortir les planches.  (See You Soon/D.R)

Jour 8

Il est temps de revenir vers l'Espagne, on attaque donc le trajet du retour avec un premier stop assez touristique : la Ponta de la Piedad. L'eau turquoise entourée de falaises ramène forcément beaucoup de monde, même à cette période de l'année. On longe la côte sur quelques centaines de mètres, pour trouver une petite crique facile d'accès ; c'est le moment de sortir le paddle.

Après une après-midi au soleil, la pluie vient nous faire déchanter. On décolle donc pour Burgau, un petit village de pêcheur à quelques kilomètres de là, où nous passerons la nuit. Il y a un parking en aval du village, face à la mer, avec douches et toilettes en dur, le grand luxe ! On y découvre un restaurant vraiment sympa, le restaurante « Beira Mar », proposant un plat pour deux personnes composé de la pêche du jour. Après dîner, dernier stop dans un petit bar pour une bière et un billard avant de rentrer au van se coucher.

Jour 9

Nous passons la matinée à se perdre dans les petites rues de Burgau, avant de continuer notre route vers l'Espagne. Nous faisons un dernier stop portugais à Lagoa, lieu mythique que vous avez déjà sûrement aperçu sur certaines cartes postales avec ses plages cachées au milieu des grottes.

Lagoa, au Portugal. (See You Soon/D.R)
Lagoa, au Portugal. (See You Soon/D.R)

Après être repassés du côté espagnol, nous remontons dans les terres vers Zahara de la Sierra au coeur du parc naturel de la Sierra de Grazalema. Après le déjeuner, nous prenons la direction de La Garganta Verde à cinq kilomètres de Zahara, pour faire du canyoning au milieu de 400 mètres de parois, creusées par la rivière Arroyo del Pina. L'eau était assez froide, les combis sont de rigueur si vous voulez éviter de trembler pendant les 3,5 kilomètres de remontée. Mais l'eau turquoise et les cascades vous font rapidement oublier le reste.

Après 4 heures dans la rivière, on récupère le van pour remonter à côté du réservoir de Zahara - El Gastor. Nous arrêtons le van sur une des petites aires qui surplombent le lac. Il y en a une dizaine tout autour, plus ou moins fréquentées, ou chacun peut y trouver son compte.

Jour 10

Après une dernière nuit de sommeil, nous reprenons la route pour Malaga en milieu de matinée pour rendre le van en début d'après-midi. Nous passons le reste de la journée à flâner dans la ville, avant de rentrer pour cette dernière nuit. Nous prenons l'avion pour Paris le lendemain matin, avec des idées plein la tête pour le prochain départ, dans un peu plus de deux mois... »

See You Soon revient très vite pour de nouveaux récits de voyage.   (See You Soon/D.R)
See You Soon revient très vite pour de nouveaux récits de voyage.   (See You Soon/D.R)

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