Surf CT

Tout savoir sur les planches des Français

Les Français Michel Bourez, Jérémy Florès et Joan Duru utilisent entre 50 et 80 planches dans une saison. Ils font le point sur les subtilités de leur quiver.

Surf - Surf - Michel Bourez sur la Gold Coast cette année. (WSL/D.R)

Michel Bourez sur la Gold Coast cette année. (WSL/D.R)

Le quiver est une obsession partagée par tous les surfeurs pros. Si certains pros peuvent avoir besoin d'une centaine de planches pour une saison, les trois Français Jérémy Florès, Michel Bourez et Joan Duru sont plus raisonnables et n'en utilisent qu'entre 50 et 80. Bourez, qui est sous contrat avec Firewire, est celui en consomme le plus. «Moi, c'est entre 60 et 80 pour une saison, explique le Tahitien. C'est dans mon contrat, j'en ai le droit à autant.» Pour Duru, ça tourne autour de la soixantaine. Le Landais assure avoir besoin de cinq planches en moyenne par compétition du circuit pro. «Pour les trois premières compètes en Australie, j'ai apporté deux sacs de 5 planches, précise-t-il. Elles vont de 5'11 à 6'6. Margaret ça peut être gros, Snapper c'est petit et Bells c'est généralement entre les deux. Et sur ces dix planches, quatre sont des 6 pieds.»

Le moins gourmand est Jérémy Florès. Le Réunionnais assure ne tourner qu'avec une cinquantaine de boards. «Ces dernières années, j'en commande beaucoup moins qu'avant. Une cinquantaine pour une saison, ce n'est rien en comparaison à certains. Mes boards marchent tellement bien que je n'ai pas besoin d'en demander beaucoup.» Le shaper de Florès - JS Industries - est installé sur la Gold Coast en Australie. Il profite donc de la compétition à Snapper Rocks chaque année début mars pour se servir et remplir son quiver. Sinon, JS Industries lui envoie des boards une fois dans l'année chez lui à Hossegor et une seconde fois en novembre à Hawaii au moment de la Triple Crown.

@jsindustries1 Pipeline quiver?/?: @badboyryry_

Une publication partagée par Jeremy Flores (@floresjeremy) le 7 Déc. 2017 à 4:06 PST

Si le quiver est une réflexion permanente, c'est aussi parce que le délai global de fabrication met généralement un mois. Michel Bourez, dont ses planches Firewire sont fabriquées en Thaïlande, doit les réceptionner dans un shop en Californie. «Je dois anticiper un besoin, ajoute le Polynésien. Je leur demande d'en faire dix d'un coup et de les déposer au shop en Californie. De Tahiti ce n'est pas trop loin.» Quand il a trouvé sa planche magique, il sait qu'il peut avoir sa sœur jumelle sans souci. Ce qui est un sacré plus et très rassurant. «Avec les cotes, Firewire peut me faire exactement la même. Au gramme près. C'est très positif pour moi. Ça me permet de bien connaître une nouvelle planche sans même avoir surfé avec.»

Pour Duru, l'anticipation est également de mise. Et lui aussi il lui faut aller les chercher en Californie. «En janvier, en rentrant du Volcom Pipe Pro à Hawaii, je me suis arrêté à Los Angeles pour récupérer mes planches, je les avais commandées après le Pipe Masters en décembre.»

Les spots les plus dévoreurs de planches sont Teahupoo, La Gravière, Fidji quand c'est gros, et Pipeline. Fort logiquement, il y a beaucoup de casse sur les vagues à tube et de reef. Parfois, lors d'une session, Bourez avoue casser deux voire trois planches. Qui font parfois le bonheur des fans et des collectionneurs à proximité.

tous les commentaires
commenter cet article
Commenter cet article  (Pour commenter, vous devez vous inscrire)

 

Votre commentaire - 500 caractères restants

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais après modération
En poursuivant votre navigation sur www.lequipe.fr, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation de cookies et de technologies similaires, y compris celle de partenaires tiers, pour vous proposer des contenus pertinents et des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêts.
En savoir plus sur les cookies.   Afficher les CGUs.